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Nilsa
L'amour de la vie dans toutes les couleurs (et les tons) tel est le mot d'ordre de Nilsa et son groupe Maning Nice. Du hiphop, du pop, du reggae, de l'afro hiphop à gogo qu'offre une voix captivante. Preuve par «Aphale», dernier album de cette chanteuse d'origine mozambicaine. Après son premier CD «Mama», où elle a attiré l'attention pour son style de rap inimitable, elle démontre aujourd'hui ses qualités en tant que compositeur et chanteuse. A voir le Vendredi, 13.04.2012 dès 20h30 au Moods, Zürich. Infos : tél.
044 276 80 00 Moods im Schiffbau, Schiffbaustrasse 6 CH 8005 Zürich.
Fatoumata Diawara
Cette déesse malienne est l’un des secrets les mieux gardés de l’Afrique de l’Ouest. Elle expérimente dans sa musique une subtile alchimie entre jazz et influences mandingues. Ayant grandi au Mali et résidant en France, Fatou a 29 ans est passée de comédienne à musicienne. Cette auteure-compositrice-interprète a collaboré avec les plus grands noms du continent noir : Dee-Dee Bridgewater, l’Orchestre Poly-Rythmo, Oumou Sangaré. Comme cette dernière, elle défend la culture Wassoulou, mais reste résolument ouverte sur le monde et entend défendre une Afrique moderne et engagée. Damon Albarn, Toumani Diabaté, Herbie Hancock et John Paul Jones sont quelques-uns des musiciens les plus connus qui ont succombé à son charme musical évident, sa présence ayant illuminé les spectacles Africa Express, AfroCubism et le projet Imagine de Hancock. Jonglant malicieusement entre guitare sèche et kamele n’goni, elle possède une voix douce et feutrée, pleine de retenue. Un joyau de subtilité et de tendresse. A Brest, 114 bd de la France Libre 29160 MORGAT, dans le cadre du 13e Festival du bout du monde.
Kareyce Fotso
Lauréate du Prix de la Francophonie 2009 - Finaliste du Prix Découvertes RFI 2009
"Kareyce Fotso est une chanteuse africaine qui façonne sa chanson à l’aide des cultures qui l’ont nourrie jusqu’ici ; c’est pourquoi la guitare côtoie la sanza comme l’anglais côtoie le béti ou le français. Elle étale son répertoire à même les planches, devant vous, sans pudeur, vous racontant sa vie, son pays, sa culture, ses espoirs et ses rages. Elle dessine un espace qui est bien plus qu’un récital en solo ; elle est chanteuse, danseuse, musicienne, conteuse. Son concert est alors une plongée dans un environnement sonore et visuel, mais terriblement humain et, bien entendu, féminin. Elle nous chante, avec amour et humour, les différences, les douleurs, les exils, les relations entre hommes et femmes, les violences et les déracinements de toutes sortes. Sans jamais oublier sa simplicité naturelle." Etienne Bours
Kareyce Fotso est née en pays Bamiléké mais fut élevé chez les Béti. Après des études universitaires en bio-chimie, elle se tourne vers le cinéma et obtient un BTS en audiovisuel et photographie. Elle commence à chanter dans les cabarets de Yaoundé, intègre le Korongo Jam d’Erik Aliana en tant que choriste, où elle se fait remarquer par sa présence scénique et sa voix exceptionnelle. En 2009, elle représente le Cameroun aux Jeux de la Francophonie à Beyrouth et à la première journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage aux Nations-Unies. Elle obtient le "Visa pour la Création" et travaille avec François kokelaere, musicien, scénographe et directeur artistique. De cette rencontre naît un spectacle en solo où Kareyce Fotso accompagnée par sa guitare, nous offre de jolies mélodies, blues ou plus rythmées, qui soulignent toute l’ampleur de sa voix. Une voix puissante, originale, teintée d’un voile légèrement éraillé issu du blues et de la tradition africaine. Tradition qu’elle n’oublie pas, s’accompagnant d’une sanza, d’un tambour de bois ou de sonnailles. Les chansons sont tantôt graves, tantôt drôles, et toujours empreintes d’émotions. A écouter le Samedi, 30.06.2012 à la Place du Manoir, Martigny dans le cadre des journées des 5 continents, tél. 027 721 22 30
Ndima, chants pygmés
Moaka na ndima ou l’Homme et la forêt est un voyage dans les profondeurs de la forêt équatoriale, à la découverte des peuples autochtones aka et de leur mode de vie menacé de disparition. Le groupe «Ndina» des Pygmées du département de la Likouala (dans la partie septentrionale du Congo) entreprendra une tournée en Europe, au cours du mois de mai 2012. Au cours de cette tournée ce groupe présentera un spectacle inédit et riche en traditions de la forêt, A travers les chants et danses des peuples autochtones «Aka», le 10 mai 2012 à partir de 17 h, à la Fnac-Forum de Chatellet de paris. La promotion de ces artistes «Aka» en France est assurée par les Editions Cyriaque Bassoka Productions. Le groupe sera en Suisse le Jeudi, 17.05.2012 à 20h00. Lieu: Eglise catholique Alt St. Johann, tél. 071 999 93 12 et le Samedi, 19.05.2012 à 21h00 à La Fabbrica, Losone, Teatro dei Fauni, tél. 078 80 60 129
Bruce Kapel
Coloricocola
"Lomé, 16 juillet 1962 à 21 heures, dans la chaleur torride de l’Afrique, je naissais à la maternité de « Notre dame de la Salette » dans le quartier des étoiles. Par un cri, le monde s’ouvrait à moi. La musique se dessinait déjà en moi à travers ce cri, à travers la voix, j’avais sans doute déjà choisi ma voie. (...) J’ai écrit Coloricocola pour que les générations : enfants, parents, grands parents puissent se retrouver et se mêler sur une même scène. C’est un spectacle pour tous les êtres humains qui ont su garder leur âme d’enfant et leur pouvoir d’imagination. Mais ce n’est pas seulement ça, c’est aussi une musique d’adultes, mis à part le loup et les lacets, sur des textes qui touchent à la fois les enfants et les adultes. À travers ce parcours initiatique de 200 000 km, on aborde des domaines où la voix, l’expression corporelle, l’écoute et le rythme accompagnent le public. On y trouve aussi l’histoire de six enfants qui se rencontrent dans leur rêve, aidés par ma grand mère Mamie Nagan." Brice Kapel
Coloricocola: un spectacle pour Enfants le Dimanche, 10.06.2012 dans le cadre du Caribana Festival, Crans-Nyon, infos: 022 363 02 80 et le Vendredi, 29.06.2012, Place du Manoir, Martigny aux journées des 5 continents, tél. 027 721 22 30
Manu Dibango & Soul Makossa Gang
Emmanuel N’Djoké Dibango, dit Manu Dibango, est un saxophoniste de jazz d’origine camerounaise. Manu Dibango naît le 12 décembre 1933 à Douala dans un milieu protestant. Etudiant à Chartres dans les années 1950, il y découvre le jazz et y apprend le piano mais c’est à Reims où il prépare le baccalauréat qu’il s’initie au saxophone et commence à se produire dans les boîtes au grand dam de son père qui lui coupe les vivres en 1956. Différents contrats le mènent à Bruxelles où il rencontre Coco, sa femme et mère de sa fille Georgia, Anvers et Charleroi où son jazz s’africanise au contact du milieu congolais dans l’ambiance de l’accession du Congo belge à l’indépendance en 1960. Joseph Kabasélé l’engage dans son orchestre et ils enregistrent plusieurs disques qui remportent le succès en Afrique et les amènent à Léopoldville où Manu lance le twist en 1962. En revanche, le retour au Cameroun en 1963 est difficile et il regagne la France. En 1967, Manu Dibango trône à la tête de son premier BIG BAND, et crée et développe son style musical novateur et urbain pour une série d’émissions télévisées, « Pulsations » à la demande de Gésip Légitimus, producteur TV. Ainsi, il fut mis en relation avec Dick Rivers et Nino Ferrer, vedettes de l’époque ayant aussi participé aux émissions de Gésip Légitimus, qui l’engagent successivement. En 1969 il enregistre des compositions personnelles qui lui font renouer avec le succès africain. En 1972, la face B d’un 45 tours, Soul Makossa, fait la conquête des États-Unis et lui valent d’y faire une tournée. Ses accents africains passionnent les musiciens noirs d’Amérique. En 1992, Yves Bigot (FNAC Music) lui propose d’enregistrer « Wakafrica », un album de reprises des plus grands tubes africains avec la crême des artistes africains et des musiciens internationaux. L’album, dont George Acogny assura la réalisation et Philippe Poustis la production exécutive, paraîtra dans le monde entier. Projet ambitieux de réunification musicale de l’Afrique, Manu revisita le patrimoine de la chanson en invitant les ténors Youssou N’dour sur Soul Makossa, King Sunny Ade sur Hi-Life, Salif Keita sur Emma, Angélique Kidjo et Papa Wemba sur le très beau Ami Oh ! sans oublier Peter Gabriel, Sinéad O’Connor, Dominic Miller (guitariste de Sting) et Manu Katché (entre autres) … Manu Dibango fut le parrain officiel de la vingtième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui s’est déroulé en février 2007. Samedi, 16.06.2012. Site de Verdeaux, Renens. Commune de Renens, infos: tél.021 632 75 05
N'oubliez pas...
Chirikure Chirikure (Zimbabwe), Lebogang Mashile (Afrique du Sud) et Meena Kandasamy (Inde) de passage en Suisse
*18 mai, 20 heures, PROGR, Berne ; 19 mai, 22 heures, et 20 mai, 13 heures, Journées Littéraires de Soleure et 22 mai, 20 heures, Rote Farbik, Zurich
*Vendredi 18 mai 2012, 20 heures. Salle du PROGR, Speichergasse 4, 3011 Berne: Soirée «spoken word» avec Chirikure Chirikure (Zimbabwe), Lebogang Mashile (Afrique du Sud), Meena Kandasamy (Inde) et Jurczok 1001 (Suisse). La littérature des poètes du «spoken word» ne reste pas sur les étagères des bibliothèques: elle monte sur les planches. Ces auteurs lyriques évoquent des circonstances, contredisent, chantent, crient, déclament: entre poésie et performance, le «spoken word» est un art mondialement répandu qui s'apparente à la fois à la musique et à la tradition orale. Il se pratique dans un espace public.
Nous avons le plaisir de vous présenter quatre personnalités hors du commun, venues de trois continents: Chirikure Chirikure (1962) est un poète et artiste originaire du Zimbabwe, primé de multiples fois. Souvent accompagnés de musique, jamais identiques d'une représentation à l'autre, ses poèmes allient la tradition orale de son pays à une position politique critique à l'égard du régime. Un recueil de poèmes en trois langues (shona, anglais, allemand) intitulé «Aussicht auf eigene Schatten» (traduction littérale: Vue sur nos propres ombres) a été publié en 2011 aux éditions Wunderhorn. Meena Kandasamy (1984), poétesse, spécialiste de sociolinguistique, traductrice et activiste d'origine indienne, se consacre aux questions touchant au système de castes, aux droits de la minorité Dalit, à l'identité linguistique et au féminisme. Deux recueils de poèmes de la poétesse indienne ont été publiés à ce jour: «Touch» (2006) et «Ms Militancy» (2010). Lebogang Mashile (1979), artiste-poète, actrice, animatrice et productrice, une icône de la scène artistique (lyrique) sud-africaine contemporaine consacre ses œuvres souvent primées aux mutations politiques et sociales de son pays. Un recueil de poèmes en deux langues intitulé «Töchter von morgen» (titre original: In a Ribbon of Rhythm) a été publié en 2010 aux éditions Wunderhorn. Jurczok 1001 (1974), pionnier zurichois du «spoken word», à la fois poète, chanteur et MC. En 1998, il crée, avec Melinda Nadj Abonji, un duo de textes et de musique accompagné de human beatbox, de littérature, de rap et de violon électrique. «Spoken beats», son programme en solo, combine ses débuts rythmiques à des textes parlés, des récits, en passant par des chansons plus récentes qui laissent place à l'inexprimé. Manifestation en allemand et en anglais. Animation: Michaela Wendt Entrée: CHF 12.- / 18.- Informations et réservations: info@artlink.ch, 031 311 62 60. Une manifestation proposée par artlink, coopération culturelle, en collaboration avec la «Gesellschaft für die Neuen Englischsprachigen Literaturen (GNEL)» (association pour l'étude de nouvelles littératures de langue anglaise) dans le cadre de leur conférence annuelle «Post-Empire Imaginaries? Anglophone Literature, History and the Demise of Empires» (Université de Berne, du 18 au 20 mai 2012) http://www.kas.unibe.ch/gnel2012.
*Ne ratez pas la lecture (suivie de discussion) le lundi 21 mai 2012, à 20 heures, avec Helon Habila, écrivain du Nigeria sur la Scène ONO, Kramgasse 6, 3011 Berne. Port Harcourt, Nigeria, dans le delta du fleuve Niger. Une femme disparaît. La nouvelle n'aurait pas retenu l'attention des médias s'il ne s'agissait pas d'une citoyenne britannique, épouse d'un collaborateur haut placé d'une compagnie pétrolière étrangère forant des puits dans le delta et au large des côtes du pays. De toute évidence, cet enlèvement est l'œuvre d'un groupe de rebelles qui lutte contre les compagnies pétrolières venues exploiter et ruiner le pays. Lorsqu'une rançon est demandée, Rufus, un jeune journaliste, flaire le scoop. Avec Zaq, reporter vedette vieillissant, il part à la recherche de la femme kidnappée. Commence alors un voyage dans le delta du fleuve Niger, dans un monde apocalyptique marqué par un environnement dévasté et par une violence omniprésente. «Oil on Water» (2010) (traduction littérale: De l'huile sur de l'eau), à la fois roman de formation, polar écologique, thriller politique et histoire d'amour, paraîtra en 2012 aux éditions Wunderhorn, dans la traduction allemande de Thomas Brückner (www.wunderhorn.de). Né en 1967 au Nigeria, Helon Habila a étudié la littérature avant de travailler, entre autres, en tant que journaliste. «En attendant un ange», sa première œuvre littéraire, a obtenu le prix Caine for African Writing et le Commonwealth Writers’ Prize pour la meilleure première publication en 2003. Helon Habila enseigne l'écriture créative à l'université George Mason. Il vit aux Etats-Unis et au Nigeria. Lecture et discussion en anglais et en allemand. Animation: Ruedi Küng. Les textes allemands sont lus par Gian Töndury. Entrée: CHF 10.-/15.-. Entrée libre pour les membres du club littéraire « der andere Literaturklub ». Réservations sur www.onobern.ch
Annelise Hunziker
Afropfingsten 2012 Winterthur
du 23 au 28 mai
Vedettes présentes : Cheikh Lô (Sénégal) Bambay Gueej; Daby Touré (Mauritanie); Sara Tavares (Cabo Verde / P) Saudade, Angelique Kidjo (Bénin); Mory Kante (Guinée) ; Nubya (CH/Nigeria) ; Touré Kunda (Sénégal); Hugh Masekela (South Africa), etc. Demandez le programme au tél, 052 260 30 30 ou visitez le site www.afro-pfingsten.ch
Palladium
*De passage au Palladium, rue du Stand 3bis CH 1204 Genève, vous aurez l'occasion de voir le Samedi, 05.05.2012 dès 20h00 Les Patrons (Côte d´Ivoire) chant zouglou; Nash (Côte d'Ivoire) Female Rap; Yeleen (Burkina Faso) Rap; Yode et Siro (Côte d´Ivoire) Zouglou; Vieux Gazeur (Côte d´Ivoire) Zouglou et d'autres surprises musicales.
Nana n'kho
"Un groupe articulé autour d'un chant et d'un instrument. La kora convoque la voix qui convoque la tradition. Bien qu'enracinés dans de multiples traditions, les sons se tournent et se retournent dans une diversité semblant échapper à toute catégorisation, à tout langage. C'est à la fois pour illustrer le mystère des traditions et celui des langues à venir dans une musique qui se renouvelle sans cesse que nana'n'kho a choisi ce nom et les signes qui le présentent visuellement. Constitué librement par les lettres mandingues du système n'ko, entre tradition orale et modernité de l'écrit, le nom nana'n'kho signifie aussi bien "Nana a dit" que, à l'américaine, Nana & Compagnie. Jeu de mots pour un jeu de langues, de sons de musiques." Nana´N´Kho sera au rendez-vous le Vendredi, 11.05.2012 à 20h15 au Caveau du Château, Echandens VD par le Groupe d'Animation du Caveau d'Echandens.
Mimi Barthélémy
Mimi Barthélémy est conteuse auteure de plusieurs livres de contes. Ce sont des récits reprenant la grande et la petite histoire d'Haïti, recueils de contes et de devinettes tels que ceux qu'on dit et qu'on écoute lors des veillées conviviales de Haïti. Mimi Barthélémy vous émerveillera le Vendredi, 11.05.2012 à 19h00. Et le Samedi, 12.05.2012 à 17h00 Lieu : La Julienne, Plan-les-Ouates dans le cadre des activités du Service culturel de la commune de Plan-les-Ouates. Infos : tél. 022 884 64 60 saison-culturelle.
Chirikure Chirikure
Chirikure, né à Gutu en 1962, est l'un des poètes du Zimbabwe de grande performance, l'un des poètes les plus talentueux. Son premier recueil de poésie, Rukuvhute, a reçu une mention honorable en 1990 par le biais du Prix Noma. Il a été suivi par Chamupupuri et Hakurarwi, Nous ne dormirons pas. Chirikure effectue sa poésie en shona et en anglais. Il en déclame sur scène habituellement avec le musicien Chiwoniso Mararire et DeteMbira, un groupe dont il était un membre fondateur. A voir, Chirikure Chirikure, le Vendredi, 18.05.2012 à 20h00 à l'Aula im PROGR, Berne. Infos : artlink, Büro für Kulturkooperation, tél. 031 311 62 60. Le Samedi, 19.05.2012 à 22h00 au Restaurant Kreuz, Solothurn dans le cadre des journées littéraires de Solothurn et le Mardi, 22.05.2012 à la Rote Fabrik, Clubraum, Zürich, IG Rote Fabrik, tél. 044 485 58 48
Vingt-quatre auteur-es sont attendu-es du 6 au 8 juillet 2012 pour le 17ème Festival de Littérature de Loèche-les-Bains. Infos : Office du tourisme de Loèche-les-Bains. Festival international de littérature CH-3954 Loèche-les-Bains E-mail: info@leukerbad.ch
Banao Nambo
Mon père avait soixante-quatre ans lorsqu'éclata la guerre à Yrozon, à la suite d'un litige foncier entre allogènes et autochtones. Cet affrontement, second du genre, fut aussi brutal et meurtrier que le premier. Ancien soldat de la classe 58 des Armées française et ivoirienne, les connaissances militaires acquises au bout de trente-cinq années d'expérience lui avaient permis de recruter et former la jeunesse villageoise dans une structure d'auto défense. Au bout de quelques semaines de combats et de ratissages menés à travers la brousse, ils étaient non seulement parvenus à contenir l'hégémonie et mettre hors d'état de nuire l'envahisseur, mais aussi à stabiliser le village et ses environs. Malheureusement cela ne stoppa pas l'avancée progressive des rebelles du MPIGO et du MPJ, qui saccageaient, détruisaient, emportaient vie et biens matériels, violaient les jeunes et même les vieilles femmes, éventraient celles qui étaient enceintes… L'écouter le Jeudi, 24.05.2012 dès 20h00. Maison de solidarité (Haus der Solidarität Nord-Süd), Winterthur. Infos, tél.052 212 19 10
Mascarades et Carnavals
jusqu'au 15 juillet 2012
Commissaire de l’exposition
Christiane Falgayrettes-leveau
Cette exposition fera découvrir à un large public les diverses fonctions que remplissent les sorties de masques en Afrique et les rôles sociaux, politiques ou identitaires propres à certaines pratiques carnavalesques des Caraïbes. Cet événement majeur réunira des oeuvres traditionnelles et inédites d'Afrique – masques d'une forte qualité plastique – et des productions caribéennes : mas, assemblages, photographies, vidéo... Oubliant les costumes à paillettes, les Caraïbes seront investies essentiellement à travers quelques mas – figures réalisées pour le temps du carnaval avec des matériaux naturels, comme la Maryann la po fig et le mas a kongo faits de feuilles de bananier – et d’autres objets appartenant au monde de la récupération, à l’instar d’un Diable rouge dont la tête peut être constituée d’un casque de moto, de grillage, de miroirs, de cornes de boeuf et de bien d’autres choses encore. Cet univers de la performance sera également évoqué grâce à des photographies et à des vidéos qui révéleront des atmosphères particulières où gestuelle, musique et parole scandent les parades et les défilés. Figure traditionnelle du carnaval antillais et guyanais, Vaval occupera une place privilégiée dans l’exposition : c’est à travers lui que s’expriment, sur le mode de la dérision, les préoccupations et les revendications sociales, politiques des citoyens. Réalisant depuis plusieurs années le gigantesque Vaval de Fort-de-France, le plasticien Hervé Beuze a créé pour le musée Dapper ce personnage emblématique sous la forme d'une installation. Musée dapper. Nathalie Renez, Aurélie Hérault Tél. : 01 45 02 16 02 Tél. 01 45 00 07 48 E-mail : comexpo@dapper.com.fr
Amadou et Mariam reviennent
Originaires de Bamako, Amadou et Mariam se rencontrent en 1975 à l'institut des jeunes aveugles. Depuis l'âge de 6 ans, la jeune femme chante dans les mariages et les baptêmes, tandis qu'à 2 ans Amadou tâte déjà des percussions ; il jouera de l'harmonica et de la flûte à 10 ans. En 1968, il fait partie de l'orchestre national du Mali, puis de la formation des Ambassadeurs du Motel de 1974 à 1980. Aussi, lorsqu'un groupe se forme en 1976 à l'institut, il en prend tout naturellement la tête, avec Mariam pour chanteuse. Rapidement, ils tombent sous le charme l'un de l'autre, et leur union est scellée en 1980. Cette même année, le couple décide de voler de ses propres ailes et se produit au stade Bobo Dioulasso. Après une première tournée de trois mois au Burkina Faso en 1985, Amadou et Mariam s'expatrient en Côte d'Ivoire où se trouvent de meilleurs studios d'enregistrement. Leur univers, mélange de blues-rock, de funk, de musique traditionnelle malienne, séduit le public africain, mais il faut attendre 1998 pour que leur premier disque, 'Sou ni tilé', soit distribué en Europe, et que le titre 'Mon amour, ma chérie' devienne un tube en France. Depuis, le duo enchaîne les sorties (' Tjé ni mousso' en 1999, 'Wati' en 2002) et les prestations scéniques, aux Eurockéennes ou au festival de Montreux. Avec l'album 'Dimanche à Bamako', produit par Manu Chao et enregistré au pays en avril 2004, ils connaissent un succès fulgurant, touchant enfin un large public.
Unis à la scène et à la ville depuis trente ans, le couple et duo Amadou et Mariam a réalisé une percée remarquée sur la scène internationale en 2004 avec Dimanche à Bamako. Il sera au rendez-vous le Vendredi, 04.05.2012 à 20h00 au Kaufleuten, Zürich dans le cadre des soirées All Blues, tél. 052 214 02 14; le Samedi, 05.05.2012 à 20h30 à la Kaserne Basel, tél. 061 681 20 45 et le Dimanche, 03.06.2012 à la Place du Port, Neuchâtel pour Festi'Neuch 2012.
Sur les écrans
"Terraferma" : l'impossibilité d'une île
Par Thomas Sotinel
Si l'on veut une preuve de l'impuissance du cinéma, on prendra l'exemple du sort des immigrants qui, s'ils ne meurent pas en mer, sont détenus, pourchassés, en tentant d'arriver jusqu'en Europe. Voilà plus de dix ans que les réalisateurs s'en sont emparé et la situation n'a guère changé, à moins que l'accoutumance soit un changement.
Terraferma, quatrième long métrage d'Emanuele Crialese, raconte le sort d'une Africaine échouée dans une île au sud de la Sicile et sort une semaine après Indignados, de Tony Gatlif, qui évoquait déjà cette situation au risque de susciter la méfiance, voire la lassitude avant d'être vu. Ce serait injuste pour un film qui ne se résume pas à sa contribution au débat sur l'immigration. Il s'agit en fait d'une suite à Respiro. Portrait d'une femme qui étouffe dans une île trop petite pour elle, ce joli film connut le succès à sa sortie, en 2002. Il était déjà tourné à Lampedusa, mais l'île n'était pas nommée, simplement filmée avec amour, dans son isolement farouche, dans la beauté de ses eaux transparentes et de ses grottes marines qui évoquaient forcément la mythologie grecque. Terraferma montre que les mots immuables, intemporels doivent être employés avec prudence. La première partie du film met en scène les tracas d'Ernesto (Mimmo Cuticchio), vieux pêcheur au physique de Poséidon qui persiste à sortir en mer en dépit de la quasi- disparition du poisson et de la mort de son fils. Ernesto est aidé par Filippo (Filippo Pucillo), son petit-fils, qui ne comprend pas pourquoi sa mère Giulietta (Donatella Finocchiaro) voudrait quitter l'île. La plupart des habitants vivent du tourisme pendant les mois d'été, un commerce que met en danger l'irruption sur les plages de migrants, vivants ou morts, rejetés par la mer. Défiant les consignes de la police et des garde-côtes, le vieil homme et son petit fils recueillent des naufragés (plutôt que d'attendre les secours officiels qui emmèneront les clandestins vers des centres de rétention), et cachent chez eux une femme enceinte et son petit garçon. Le plaisir manifeste qu'Emanuele Crialese prend à filmer cette île et les gens qui l'habitent est maintenant voilé d'inquiétude. Le monde a étendu son emprise sur ce morceau de terre qui s'était si bien passé de lui. Tout est déréglé, la nature (la mer devient bréhaigne), les lois (il n'est plus permis de porter secours), la famille (le conseil des anciens n'est plus écouté), et l'ordre ancien ne reviendra jamais. Le sort fait aux Africains n'est d'abord qu'un élément de ce désordre universel avant d'occuper tout l'espace du récit et Crialese est alors trop soucieux de rectitude (morale, plus que politique) pour accorder la même attention au point de vue des insulaires qui servait de boussole à son film. Reste que le sens du détail et la grâce de cette première partie donnent un relief particulier à l'histoire de cette fuyarde (un rôle que tient Timnit T., elle-même survivante d'une traversée qui fit des dizaines de morts). Après Welcome ou Babel, Terraferma redit avec conviction et un certain brio que du sort des immigrants dépend celui de ceux qui les accueillent. Ou pas.
Mama Africa
Film
Il s’agit de la première biopic consacrée à la plus grande chanteuse africaine d’après-guerre, Miriam Makeba, lancée par Harry Belafonte dans ses shows télévisés et promue par lui lors de tournées en Amérique qui lui donnèrent accès au marché du disque. Le docu a été honnêtement réalisée par le frère Kaurismaki, dans le style en vigueur d’Arte, alternant entretiens, archives et bouts de chansons frustrants par leur brièveté (toujours ces maudites questions de droits musicaux...). La B.O., si B.O. il y a, sera à n’en pas douter un succès au box-office, comparable à celui de la bio Ray.
Mise à part la forme traditionnelle épousée par le réalisateur et le ton hagiographique de l’opus (c’est la loi non écrite du genre), on ressort de la projection tout émerveillé. Les personnages interrogés sont intéressants, exubérants ou au contraire humbles et simplement touchants. Les petits-enfants de la chanteuse, un peu écrasés par sa gloire, se révèlent des témoins et des acteurs convaincants.
On regrette bien sûr que le guitariste Sivuca (= Severino Dias de Oliveira), disparu en 2006, n’ait pas pu témoigner directement. Les deux autres musiciens de Makeba, le bassiste Bill Salter et le percussionniste Leopoldo Fleming, se retrouvent dans un café de Manhattan et se penchent sur leur passé commun au côté de la chanteuse sud-africaine, devenue grâce à son talent (une voix unique capable de moduler à l’infini et de tout exprimer), en à peine un ou deux ans, une star internationale. Le film parle d’un temps qui semble révolu mais qu’il convient d’interpréter à la lumière d’événements tout ce qu’il y a de plus récents. L’apartheid, la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis, la fierté noire, le mouvement des Black Panthers (il faut dire que Miriam Makeba eut une « love affair » avec Stokely Carmichael le leader de ce groupe d’activistes que le FBI eut longtemps dans son collimateur), les discours historiques à l’ONU. Et puis, soudain, la libération de Nelson Mandela, la fin de la ségrégation en Afrique du Sud, le retour au pays de la chanteuse. Sans oublier Obama, Afro-américain arrivé au pouvoir grâce à Katherine Dunham, Duke Ellington, Josephine Baker, Harry Belafonte, Sidney Poitier, Cassius Clay, James Brown, et Miriam Makeba…
Nicolas VILLODRE.
Cully Jazz Festival, 30e édition
La 30ème édition du Cully Jazz Festival se déroulera du 13 au 21 avril 2012. La programmation du Festival, vous propose des projets inédits dont une création en coproduction avec le festival Banlieues Bleues où le chanteur soul Amp Fiddler revisiste l’histoire de la musique de la ville de Detroit, en compagnie de George Clinton. Le rappeur Oxmo Puccino qui délaisse son micro pour retrouver l’acoustique d’une église accompagné d’un violoncelle et d’une contrebasse. 250 saxophonistes qui envahissent le village dans le projet d’Andy Sheppard. Une rencontre entre un pianiste cubain, Harold Lopez Nussa, et une chanteuse malienne, Mamani Keita. Piers Faccini qui nous présente une nouvelle artiste, Dom. L’orgue du Temple emprunté par un jazzman, Stefan Rusconi. Aussi... Le premier concert du Next Step de cette année est offert à la chanteuse Mina Agossi qui fait un retour attendu à Cully, armée d'un nouvel album orienté blues et intitulé "Red Eyes", à paraître chez Naïve en mars 2012: "When the Blues is teasing you…" semble être le moto de la nouvelle direction que Mina a choisi de prendre. Connaissant l'ouverture d'esprit et la réjouissante disposition de la demoiselle à prendre tous les risques au service de sa créativité et de sa folie, c'est avec impatience que l'on attend ce nouveau projet sur scène ! Lire tout le programme ici.
Concours destiné aux chanteurs résidant en Afrique, Caraïbes et îles de l’océan Indien. Inscription jusqu’au 15 juin 2012. Dotation : 10 000 €, une large promotion, un concert à Paris et une tournée en Afrique.
FICHE DE CANDIDATURE. INSCRIPTION EN LIGNE
Il est rappelé aux candidats qu’ils doivent fournir l’ensemble des informations demandées.
La date d’ouverture de l’inscription est le 15 Février 2012 et la date limite de l’inscription est le 15 Juin 2012.Tous les signataires doivent être majeurs au moment du dépôt de la candidature et posséder une page personnelle en ligne de type site, myspace, facebook, youtube...sur laquelle doit être déposée un minimum de quatre morceaux de musique en écoute ainsi qu’éventuellement des photos et vidéos. Pour s'inscrire, cliquez sur ce lien http://www.rfi.fr/com/prix-decouvertes-rfi-2012
Migrants en Guyane. Photographies de Frédéric Piantoni
Mardi 14 Février – Dimanche 20 Mai 2012
La Cité accueille Migrants en Guyane, Chercher la vie, une exposition de photographies de Frédéric Piantoni, réalisée en coproduction avec le Musée des cultures guyanaises.Hall Marie Curie. Entrée libre. Du mardi au vendredi de 10h à 17h30. Samedi et dimanche de 10h à 19h. Réservation obligatoire pour les groupes. 01 53 59 64 30 - reservation@histoire-immigration.fr
Dans le cadre de l’année des outre-mer en France, le géographe et photographe Frédéric Piantoni propose une exposition itinérante de portraits. D’abord présentée dans l’hexagone (Angoulême, La Rochelle puis Paris), elle rejoindra par la suite la Guyane française et le Suriname. L’exposition rassemblera une série de portraits d’immigrés, tous réalisés par Frédéric Piantoni entre 2006 et 2010, en Guyane française et sur ses marges (rives surinamienne et brésilienne). Ces photographies n’ont encore jamais été présentées au public ; elles sont le fruit du travail personnel du géographe, que ses recherches sur les processus migratoires en Guyane française conduisent sur ce territoire depuis une quinzaine d’années. L’exposition est constituée de quatre séquences (Parcours, Quartiers, Genres et Frontières), comprenant chacune des portraits noir et blanc, ainsi que des photographies panoramiques en couleur qui restituent un contexte. A chaque photographie sont attachés une biographie inachevée et le bref récit d’un parcours migratoire. Le catalogue de l’exposition reproduit l’ensemble des photographies de l’exposition ainsi qu’un texte de Frédéric Piantoni sur le fait migratoire en Guyane qui contextualisent les images. Considéré sous un angle sociologique et ethnographique, ce livre fournit une documentation globale et riche de très haut niveau sur une réalité migratoire complexe et multiforme.
Festival International de Films de Femmes "Mis Me Binga" 2012
3ème édition. Créé en 2010 à l'initiative du Groupe d'Initiative Commune Vidéo Star, le Festival International du Film de Films de Femmes Mis Me Binga, a pour but de réunir les découvertes du cinéma fait par les femmes dites intellectuelles et le cinéma plus populaire. La 3ème édition du festival qui se déroulera du 8 au 11 mars 2012. Infos: Centre culturel François Villon de Yaoundé (CCF) 140 avenue du Président Ahmadou Ahidjo, BP 513 YAOUNDE, Cameroun tel. 00 237 22 22 09 44 | 00 237 94 97 77 77 fax (+237) 22 22 43 43