AMT : célébrités artistiques Chaque semaine, par des sujets de fond, nous posons notre regard sur différentes personnalités artistiques.
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Intertitres
les talents
Anouar Brahem
(Tunisie)

Anouar Brahem naît le 20 octobre 1957 à Halfaouine dans la Médina de Tunis. Encouragé par son père,  artisan-graveur et imprimeur, mais aussi amateur de musique, Brahem commence, à l'âge de 10 ans, son initiation à la musique, et au Oud, au Conservatoire National de Musique de Tunis, notamment avec le maître Ali Sriti. Dès l'âge de 15 ans, il se fait remarquer et est appelé à jouer dans divers orchestres. Anouar Brahem a consacré toute sa vie à l'oud, le luth traditionnel oriental. Au début des années 90, une rencontre avec le producteur allemand Manfred Eicher lui a permis de rejoindre le label ECM, pour lequel il a enregistré plusieurs albums depuis.  "Vague", fait le point en dix-spet titres sur le meilleur de ces sept albums. Brahem y côtoie des musiciens prestigieux, comme John Surman (à la clarinette sur "Houdouth", mais aussi au saxophone) le saxophoniste  norvégien Jan Garbarek ("Sebika"), l'accordéoniste Richard Galliano ("E la nave va"), ou le contrebassiste Dave Holland ("Mazad", "Hulmu Rabia"). Se produisant également seul sur quelques morceaux ("Ronda", Le chien sur les genoux de la devineresse", "La nuit des yeux", Brahem est capable en quelques notes de restituer tout le charme de l'Orient, grâce à son instrument milléanire. Un plongeon délicieux dans la musique orientale.

 
L’Orchestre Baobab
L’Orchestre Baobab a écrit en 1972 une chanson intitulée "Suavecito!" qui nous invitait à danser sur des rythmes latinos. Dix ans plus tard, le grou-pe sort "El Son Te Llama". Le son est un appel du Sénégal. Comme leurs compatriotes, mieux connus sous le nom d’"Africando", le chanteur Balla Sidibe et ses musiciens mêlent rythmes afro-cubains et ouest-africains et s’expriment tour à tour dans des langues différentes. Leurs styles musicaux: le son, le mbalax et surtout la musique de danse rapide. Groupe du Baobab Club créé en 1970 à Dakar, l’Orchestra Baobab était très appré-cié par l’Intelligenzija lors des dernières années de présidence de Léopold Senghor. Tout comme "l'Etoile de Dakar" de Youssou N’Dour, l’Orchestra Baobab est aussi issu de la "Star Band" et est considéré comme le groupe sénégalais des années 70 par excellence. C’est un pur hasard si l’on parle actuellement de plus en plus de ce groupe. En effet, le label "World Circuit" qui pro-duit le "Buena Vista Social Club" a reçu une ancienne cassette pirate. Que va-t-il se passer ? "On verra ça", comme le dit le titre d’un morceau de l’Orchestra Baobab. 

Lokua Kanza

Né au Zaïre, Lokua Kanza grandit en chantant dans les chorales des églises.Il devient guitariste et joue de la rumba zaïroise. En 1985 rencontre avec Ray Lema. En 1990, il est chanteur de Manu Dibango dans le "Soul Makossa Gang".1993 production de son propre disque. "Wapi Yo", son album sorti en 1995 chez RCA, a enrichi son repertoire. Un cocktail d'humour et d'intimisme qui fera asseoir définitivement le désir de Lokua Kanza de faire découvrir au public  les richesses de son univers. L'album comprend une chanson en anglais et en Lingala, "Shadow dance" qui a contribué à sa nomination à une édition des  "victoires de la musique" en France.Musicien exceptionnellement doué, chanteur et arrangeur émérite, Lokua Kanza est un artiste pur. 

Faytinga
Combattante dès l’adolescence, la “soul sister” d’Érythrée s’inspire des traditions et rythmes kunama et tigrinya. Il faut la voir, il faut l'entendre. ! « Ne pas interrompre le conteur » (numey), chante Faytinga. Elle qui sait ce que conter suppose (elle est entrée dans la lutte armée pour la libération nationale dès l’adolescence), souhaite aujourd’hui dépasser le registre de la guerre, faire place à des thèmes plus personnels (amour, femmes, divorce). Elle compose la musique sur son krar (harpe-lyre). À Asmara on la nomme, dit-on, la "soul sister". À cause de sa "voix haut perchée", les spécialistes comparent son timbre aux accents aigus de l’Éthiopienne Aster Aweke.Faytinga est une Kunama (peuple du nord-est de l’Érythrée). Et, « chez les Kunamas, on ne fait rien comme les autres. Les femmes sont les égales des hommes, elles choisissent leur mari et personne n’irait reprocher à une jeune fille kunama d’avoir un enfant avant le mariage. »Question musique, Faytinga revendique sa propre identité : « Je ne suis influencée par aucune musique en particulier. Le rythme kunama existe depuis si longtemps que je n’ai besoin de rien d’autre. »

Dhafer Youssef 

Né en 1967 à Teboulba (Tunisie), Dhafer Youssef joueur de oud, chanteur et compositeur, baigne dès l'enfance dans la musique et les chants traditionnels islamiques. Installé en Europe depuis 1990, on le rencontre aux côtés de Renaud Garcia-Fons, Markus Stockhausen, Carlo Rizzo, Nguyen Lê, Paolo Fresu, et Iva Bittova pour ne citer qu'eux. Enracinée dans la tradition sufi, la musique de Dhafer Youssef s'ouvre à d'autres influences, notamment à celles du jazz et des musiques improvisées. Son talent réside également dans l'approche poétique de son jeu ainsi que dans son chant profond et chargé d'émotion qui fait de sa voix l'une des plus intéressante de la scène actuelle. Son premier album "Malak " (sorti chez ENJA en 1999) est une passionnante aventure musicale, multiculturelle, lyrique et visionnaire. Sorti assez confidentiellement, ce disque sera vite repéré par le public et les critiques qui en feront l'éloge. Sur scène, il joue alors avec sa formation composée de Markus Stockhausen, Dieter Ilg ou Renaud Garci-Fons et Patrice Héral, mais on le rencontre également invité aux côtés de Nils Pëter Molvaer, Marylin Mazur ou encore Bill Lasswel. Son nouvel album, " Electric Sufi ", produit et enregistré à New-York, Cologne et Paris, est un mariage subtil entre un orient passé et un occident improvisé, soutenue par une voix intense et un oud aux mélodies inspirées. Avec " Electric Sufi ", Dhafer et ses compagnons (Will Calhoun, Doug Wimbish, Dieter Ilg, Mino Cinelu, Wolfgang Muthspiel, Markus Stockhausen et Deepak Ram) signent là un disque original et d'une grande beauté. 

 

Slimane Benaïssa 
(Algérie)

Lauréat du Grand Prix Francophone de la SACD en 1993, Slimane Benaïssa a bénéficié de plusieurs bourses et résidences d’écriture : en 1991 pour Ida dans la tempête (Commission Internationale des Francophonies) ; en 1992 pour Les fantômes de Yat (Association Beaumarchais) ; en 1994 pour Marianne et le marabout à Epinay-sur-Seine (Maison du Théâtre et de la Danse) ; etc.Slimane Benaïssa, auteur, metteur en scène et acteur, est né à Guelma dans l’est algérien. Après une vingtaine d’années de théâtre en arabe algérien, il s’exile en France en février 1993. Créée à Alger en arabe puis en français, sa pièce Au-delà du voile le révèle au public français, notamment lors de son accueil dans le cadre du Festival International des Francophonies en Limousin et de la tournée qui suivra. Viendra ensuite Le conseil de discipline produite par le Magasin d’Ecriture Théâtrale de Bruxelles qui sera jouée un peu partout en France, notamment à l’initiative de la Ligue de l’Enseignement, et en Belgique. Mais c’est surtout Les fils de l’amertume qui lui vaudra la renommée dont il peut se prévaloir aujourd’hui.

Théâtre des Intrigants
Créé en 1982 par Katanga Mupey, Kulumbi Nsin, Mitendo Muadi Nginda, la troupe a réussi en 20 années d'existence à réaliser une dizaine de spectacles, lui donnant ainsi une place de choix dans le milieu théâtral  Kinois.  Il met en scène aussi bien les pièces d'auteurs congolais que ouest-africains. La plus connue reste "La métamorphose de frèRE Jéro", une pièce de Wole Sonyika. Frère Jéro, charlatan notoire, faux prophète et arriviste cynique, est entré en possession d'un dossier confidentiel : l'Etat va aménager la plage sur laquelle ont lieu les exécutions publiques en "Forum National", comprenant parc d'attractions, supermarchés et commerces en tous genres.Un lieu sera réservé à une institution religieuse pour "apporter aux condamnés les derniers réconforts de la religion". Jéro va convoquer tous ses frères prophètes, escrocs et trafiquants, et avec eux obtenir "le monopole de la spiritualité" sur la plage.

Momboye Yankady
(Côte d´Ivoire)
Georges Momboye, professeur de danse et fondateur de la Compagnie de ballet africain Yankady a créé la troupe "Ivoire Danse Compagnie". L'artiste, se confiant à notre confrère Azo Vauguy de son expérience européenne et de la Fédération des danseurs africains affirmait récemment: "J'ai monté Ivoire Danse Compagnie Yankady en complément de la Compagnie de ballet africain Yankady pour permettre à d'autres jeunes Ivoiriens qui s'intéressent à la danse, de découvrir d'autres horizons". Depuis plusieurs années, le chorégraphe nourrit de réelles ambitions en s'investissant totalement dans la danse. Il dirige régulièrement  les répétitions de "Ivoire Danse Compagnie" trois fois par semaine à l'ex-AITACI de Treichville. En France où il s'est installé depuis 90, l'artiste se consacre à l'essence de la danse. Il sait que cette discipline est plurivoque. Aussi, Georges Momboye s'enrichit-il d'autres influences en suivant des ateliers de formation dirigés par des chorégraphes de renom tels que Alvin Alley et Brigitte Matenzi.

KAFRYN’DIZ
REUNION 

Au même titre que les ménestrels ont pour ultime vocation de voyager à travers le monde afin de faire partager aux autres cultures leur métissage musical. Mélange subtil de rythme et de voix, de l’océan indien, de la caraïbe via l’Afrique, elles puisent dans le meilleur de leur patrimoine culturel respectif. Femmes de toutes nation, femmes universelle, les « KAFRYN’DIZ » s’unissent et expriment leur joie de chanter en musique ou en  a cappella. Accompagnées d’une équipe de musicien cosmopolite, Lindsay thomas ( clavier ), Eddy Pinander ( guitare ), Fredo ( percussions ), Mike Clinton ( basse ),Gregory Louis ( batterie ), Evelyne Comsel, Claudine Pennont, Béatrice Poulot, Monique Gallais, Ingrid Minko, sont les « KAFRYN’DIZ » et pour notre plus grand plaisir, mettront  leur authenticité au service de la musique.

JEAN LUC GUANEL 

MARTINIQUE 
Jean Luc Guanel, est un authentique, de la race des passionnés, heureux comme un poisson dans l’eau lorsqu’il habite la scène. Il s’intéresse à la musique en commençant par  la batterie, mais ses premières armes se feront  en tant que choriste, après avoir été animateur radio dans sa  Martinique natale. Remarqué par Franck Donatien, il intègre la première formation du groupe Taxi Kreol. Mais c’est en 1992 qu’il se fera connaître avec le groupe KWAK. Il compte à son parcours de multiples collaborations studios et scènes avec des artistes tel : Kassav’, Malavoi, E.Lefel, G.Seinin, 3K Djol, JC Naimro, E.Virgal, Shango, pour ne citer que ceux là. Deux albums en son nom « Eskiss’ » et « A la Douss’ »  qui ont été classés en tête de tous les hit-parades antillais. Artiste aux multiples fonctions, incontestablement talentueux, Jean Luc Guanel séduit par sa voix, touche par sa musique et conquiert sur scène par la seule force de sa présence. Avec sa voix romantique d’une ampleur euphorisante qui est celle d’un amoureux du beau, fier et ivre de lui-même, il sera donc accompagné de Marie Céline Chroné (chœurs ), Albert Vigne ( percussions ), Hervé Laval ( batterie), David Chantalou ( basse),Thierry Delannay (guitare ), Ronald Tulle ( piano ).

Salif Keita
"Voix d'or de l'Afrique", admettent les critiques pour qualifier le talent de Salif Keïta, artiste au parcours marqué par un intéressant mélange des genres musicaux. Né le 25 août 1949 à Djoliba-Mali, cet auteur, chanteur et compositeur chante en langue Mandingue, improvisant des airs merveilleux...où les contes n'ont pas leur pareil. Prince et albinos, il n'a de cesse, grâce à sa world music, de construire un pont entre l'Afrique et le reste du monde, entre les différentes cultures africaines.

On l'aime

Maciré Sylla et Djembé Faré

(Guinée, Sénégal, Suisse)
Dès son plus jeune age,elle entre dans le ballet "Soleil d'Afrique" à Conakry òu elle devient après quelques années chanteuse et danseuse soliste. Entre 1989 et 1991,elle est engagée par le groupe "Fatala" (Hollande) qui réalise alors plusieurs tournées mondiales (Europe,Amérique).En 1993 Maciré Sylla s'établit en Suisse (Genève) òu elle se produit en spectacle et donne ,dans le cadre des "Ateliers d'Ethnomusicologie" de la ville de Genève notamment,des cours et stages de danse africaine. Elle est, selon Ateliers d'ethnomusicologie, une "bête de scène doublée d’une vocaliste hors pair et un chef d’orchestre redoutable: ses envolées imparables mènent à la symphonie des instruments (guitares, soufflants, piano et percussions) et la danse d’un public déchaîné, qui entoure ses shows sulfureux d’un cadre festif et jubilatoire. Synthèse éblouissante des prouesses chorégraphiques des grands ballets d’Afrique Noire et des joutes dansantes de la jeunesse métropolitaine, ses concerts sont un spectacle à ne pas manquer."
 
 
Ismaël Lô

Ismaël Lô. Du Blues/ Rock  "à la mandingue" Dakar/Sénégal. Le 30 août 2001, il fêtait ses 45 ans. Né à Dongo Buti au Niger, de nationalité sénégalaise, Ismaël Lo est un auteur-chanteur- compositeur qui s'est fait connaître très tôt dans le monde de la musique. Bob Dylan africain! Avec son harmonica et sa guitare lui ont valu le surnom de Bob Dylan africain. Les critiques estiment qu' " Iso Lô (c'est son surnom à Dakar) a donné au trépidant mbalax sénégalais un tempo plus cool, un son plus mélodique, proche parfois du rythm'n'blues."

Coco Mbassi

Compositrice, chanteuse, interprète et à la voix d'or Coco Mbassi fait preuve d'un palmarès impressionant . "Coco Mbassi, est une choriste douée. Chantant avec Maurane, Manu Dibango, elle prouve son talent à travers de nombreux festivals internationaux, et notamment grâce à sa victoire lors du prix de la Découverte RFI en 1996. Elle sort alors son album "Sepia" en 2001, où on retrouve la chaleur de sa voix douce et voilée, légèrement grave où se mêlent rythmes et harmonieuses balades. Chantant ses origines camerounaises, oscillant entre folk pop à la sauce africaine et mélanges de différents croisements, elle nous replonge dans le multiculturalisme de son esprit." Elle a collaboré avec des grands noms de la chanson et de la musique tels que le choeur de gospel Franco-Africain "Les Chérubins" de 1990 à 1996,accompagné Demis Roussos, Nino Ferrer, Sixun, Salif Keita, Toure Kunda, Ray Lema, Jocelyne Beroard (Kassav), Nayanka Bell, Oumou Sangare, Maurane, et Dee Dee Bridgewater...Elle a participé à de nombreux festivals internationaux mais sa véritable entrée par la grande porte se fait en 1996 lorsqu'elle gagne le prix RFI. C'est aussi une artiste qui dit ce qu'elle pense et donne la mine grise aux faiseurs de la pensée unique. A propos, répondant à la question de notre confrère Sekoya Magazine: Récement Que pensez-vous de la classification "World Music" ?, elle n'hésitait pas à avouer "Encore une idée de l'Occident qui veut absolument nous classifier par rapport à la civilisation ( musique, culture...) Occidentale. Et les artistes européens ils font quoi? De la "?" music?". 
Mabulu 
(Mozambique)

Dans un Mozambique réduit à feu et à sang après des années de guerre civile, Mabulu (litt. "le dialogue") a su trouver les moyens nécessaires - avec le soutien d'Helvetas - pour produire et diffuser son premier disque. Fort de ce succès, ce groupe multi-générationnel a confirmé la richesse et la force de sa musique en réalisant un deuxième opus intitulé Soul Marrabenta. Leurs chants s'inspirent des heures tragiques du Mozambique, tout comme d'histoires d'amour, de joie et de promesses. Sur des rythmes de hip-hop, de rap et de marrabenta (rythme du Mozambique) Mabulu offre un magnifique message d'espoir, celui de la force et de la beauté de la musique envers et contre tout. 
 

BOBONGO: Musique des Ekonda-Batwa (Congo-Zaïre)
Pierre Bois/Atelier d'ethnomusicologie/ Les Ekonda du Congo comptent parmi eux des pygmées Batwa qui vivent en symbiose avec leurs " maîtres " Bahutu. Les Batwa s'occupent de la chasse, de la pêche et de la cueillette, tandis que les Bahutu sont principalement agriculteurs et artisans. Comme la plupart des rituels funéraires en Afrique, le bobongo est une fête spectaculaire qui réunit les principales formes vocales et chorégraphiques ekonda. Aujourd'hui, un village sur trois possède son propre ensemble de bobongo. Ces groupes ne sont jamais mixtes ; il y a ainsi des bobongo d'hommes et des bobongo de femmes, chez les Bahutu comme chez les Batwa, ces derniers apportant à la musique et à la danse une vitalité, une créativité individuelle et un humour très particuliers. Le spectacle est conçu en deux parties : le bobongo proprement dit, qui met l'accent sur la déclamation et le chant, et l'iyaya, qui est une succession de chorégraphies d'ensemble dans lesquelles se détachent ici et là des danseurs solistes d'une grande virtuosité et d'une extraordinaire truculence. Le clou du spectacle est l'acrobatie finale (ibuleyo) : quelques danseurs s'installent dans une nacelle au sommet d'un échafaudage, dont ils sont précipités pour être brusquement retenus dans leur chute à un mètre du sol. Accompagné de percussions, le chant offre un bel exemple de l'art polyphonique d'Afrique centrale, avec ses échanges entre solistes soutenus par un chœur aux voix magnifiques.
 
 
 
Khaled
Algérie
Cheb Khaled, de son vrai nom Hadj Brahim Khaled (arabe : ????), est un chanteur populaire de raï, né à Oran le 29 février 1960. Il a été influencé par les chanteurs comme Ahmed Wahby. Nommé « Cheb » au Festival d'Oran en 1985 dont il a gagné le premier prix, c'est grâce à lui que la musique raï a connu de nombreux changements par l'intégration d'instruments occidentaux tels que la guitare, la basse, le synthétiseur et le saxophone. Après un succès phénoménal il a émigré en France où il a pu imposer sa musique.

Afel Bocoum
Mali

Originaire de Niafunké, au nord du Mali, dans la région de Tombouctou, Afel Bocoum a accompagné Ali Farka Touré avant de fonder son propre groupe, "Alkibar". Il interprète une sorte de blues chaloupé et hypnotique, à la croisée de ses racines peule et songhaï. Accompagné par 5 musiciens (guitares, luth et violon traditionnels, percussions), Afel chante le ?euve Niger, l’attachement à sa région natale, le respect dû aux femmes et aux enfants, les enjeux politiques d'une nation, le vaudou..."Après "Alkibar" (1999/World Circuit) et "Niger" (2006/Contre-Jour), Afel Bocoum revient en 2009 avec son opus "Tabital Pullaku" (Contre-Jour), la fierté d'être Peul. Sans virtuosité infantile, Afel place guitares électriques et acoustiques, ngoni, njark, basse et calebasse dans un déploiement élaboré et efficace. L'ensemble tisse comme une étoffe qui s'enroule délicatement autour de l'auditeur pour le dérouler en bout de piste, emporté par le chant, échauffé par les rythmes. Ceux-ci se font hypnotiques, avec cette trame dense qui vous emporte au long de phrasés répétés, au-dessus desquels guitares, njarka ou ngoni explosent ici et là. Comme pour rappeler qu'on avance et qu'il faut rester en éveil. Peul, Songhaï et Bambara témoignent du Mali multiple, cette diversité évident, nécessité de la communication sans frontières."

Baaba Maal
Sénégal
Baaba Maal est issu d'un milieu extrêmement modeste au Sénégal. Il a depuis beaucoup appris et voyagé. Il véhicule aujourd'hui des valeurs de réussite sociale et de paix. Il est né à Podor, une petite ville de 6000 habitants sur les berges de la rivière Sénégal, séparant le pays du même nom de la Mauritanie. La famille de Baaba est Hal Pulaar, connu chez les anglophones sous le nom de Fulani. Il n'est pas issu d'une famille de Griots (la caste des artistes et communicants). Son père travaillait dans les champs mais avait également obtenu le privilège et l'honneur de chanter pour rassembler les fidèles à la mosquée. Sa mère était musicienne, auteur compositeur. Elle l'a élevé en musique et toujours encouragé à donner de la profondeur aux textes de ses chansons. Baaba Maal écoutait en parallèle la musique Black Américaine comme James Brown, Otis Redding, Wilson Pickett et Etta James. Plus tard il s'intéressera à la musique Jamaïcaine avec par exemple Toots Hibbert, Bob Marley et Jimmy Cliff. Il est allé à l'école à St Louis, la première capitale coloniale française, puis à Dakar après avoir remporté une Bourse pour entrer dans une école d'Art. C'est à ce moment qu'il a rejoint Asly Fouta, un groupe de 70 musiciens, et a dépensé toute son énergie à apprendre autant que possible les instruments locaux. A la fin de ses études il parcourt l'Afrique de L'Ouest avec ce groupe et notamment avec le guitariste et ami de longue date Mansour Seck, accumulant de nombreuses expériences et connaissances : « c'est une sorte de tradition de faire cela pour un jeune musicien. Il faut faire un concert à l'arrivée dans chaque nouveau village. Ca te rend sympathique au regard des autres jeunes villageois. Le lendemain les jeunes te présentent aux anciens qui te parlent de l'histoire du village et du pays, et de l'histoire de la musique ». Baaba est ensuite parti vivre quelques années à Paris, à étudier au conservatoire des beaux arts avec un apétit féroce. A son retour au Sénégal il forme le groupe Daande Lenol (La voix du Peuple).

La portée de Baaba Maal va bien au-delà de sa musique. Il remercie très souvent sa mère de lui avoir ouvert l'esprit et donné une vision bien plus positive et optimiste du monde que la plupart de ses contemporains. Baaba est un citoyen des pays en développement qui a su trouver sa place parmi les pays occidentaux. Sa position lui permet aujourd'hui de représenter l'Afrique avec une crédibilité sans précédent. Baaba Maal est un artiste majeur du Sénégal. Pour Baaba Maal, la musique a un rôle éducatif et social important. C'est un nostalgique, un tendre qui refuse de s'enfermer dans "le ghetto de la World Musique". Il dépasse sans cesse les frontières musicales du Sénégal: son dernier album en date Mi Yeewnii (Missing You), traverse l'Afrique de l'Ouest, ses mélodies et ses rythmes traditionnels, sans négliger pour autant les arrangements et les influences occidentales et latinos.
 
 

Frédéric Galliano et ses Divas
France,Sénégal,Mali,Guinée,Niger et Côte d´Ivoire

C’est en Afrique que le DJ et producteur français Frédéric Galliano assouvit sa soif de musique. Toujours en quête de nouvelles idées, cet artiste décide de rassembler des chanteuses africaines et des musiciens traditionnels pour confronter leur savoir-faire aux sonorités électroniques contemporaines. Après trois ans de voyage, il regroupe les premières African Divas, aux origines multiples. Quelques années plus tard, il reconduit ce projet en réunissant cette fois des chanteuses exclusivement sud-africaines. Une initiative originale et audacieuse où house et rythmes africains s’entremêlent tout en laissant la part belle aux voix des divas. Frédéric Galliano définit son travail comme un projet qui tourne autour de trois axes, "l'électronique, l'Afrique et le jazz". Apparu comme DJ sur la scène groove française en 1994, il a créé son propre label, Frikyiwa, et a contribué à la diffusion de groupes africains comme ses compères les Néba Solo. 

Nana N'kho
Sénégal
Nana-N’Kho est un groupe né du hasard des rencontres. Celles de Ibrahima Galissa, Marc Liebeskind et Christophe Erard en 2001, qui, dès le départ, sentent une connexion rare et décident de tenter leur chance. Dès juin 2002, ils se côtoient régulièrement et c’est fin de cette année que naît leur premier CD. La formation subira des modifications en 2005 et enregistrera son deuxième album, Caméléon en 2006. Nouveau changement en 2007, avec l’ajout de deux percussionnistes sénégalais, Ibou N’Dyae et Kissima Diabaté. L’originalité de Nana-N’Kho est la rencontre de musiciens inspirés,  au passé extrêmement varié et coloré, qui ont, ensemble, apporté du renouveau dans le genre “world music“. Nana-N’Kho vous invite au voyage, à la découverte de sa musique, à la transformation des identités multiples, colorées, riches d’expériences internationales. Le jeu des voix qui s’appellent, la réponse des cordes qui se frôlent et s’entrelacent dans un mouvement en spirale vous envoie une invitation à la danse. 
Talents de tous les instants
Marlene Dorcena 
(Haiti,Belgique)

Elle était annoncée pareille à elle-même avec son talent, ses réflexions, ses inquiétudes son regard et son sourire. C’était plus que cela vendredi soir au deuxième étage du centre culturel de Nismes. Comment est-il possible de défendre une cause avec le créole que le public ne peut comprendre car même si cette langue émane du français, elle reste difficilement compréhensible ? Et pourtant, le message passe. A travers sa gouaille, sa voix chaude qui vous entortille, son sourire franc qui laisse entrevoir toute sa beauté, Marlène Dorcena nous plonge dans un Haïti chaud tant par son climat que par sa politique. Défendre la femme, sa condition et son existence dans un pays abominable, géré par des dictateurs successifs comme Papa Doc de triste réputation et déçu par le président actuel, seules des femmes ayant suffisamment de cran mais aussi de charisme peuvent le faire et Marlène Dorcena est de celles-là pour ne pas dire est celle-là.  A travers rumba et samba Quand on a voyagé dans les Caraïbes, que l’on a goûté aux joies du soleil et d’une température presque constante, que les iliens sont de bonne humeur dès le lever du soleil et même plus tard que l’heure normal du couché, l’Européen a du mal à imaginer le drame qui peut se dérouler à Haïti. A travers les rythmes latino-américains comme le cha-cha-cha, la rumba, la samba, le tango et même la valse à deux temps pourtant propre à l’Autriche mais ensoleillé par la voix chaude de Marlène, le spectateur, découvre le drame qui se cache là où le ciel n’est jamais gris. C’est par ses chansons et ses commentaires que l’on a réellement pu savoir l’existence d’un pays dont la caractéristique principale est la pauvreté plus pauvre encore que la misère et qu’un occidental ne peut même pas imaginer. C’est aussi à travers une complainte, apparentée à un negro-spiritual, qui chante la détresse d’un haïtien exilé quelques années plus tôt et qui revenu au pays ne reconnaît plus rien alors que rien existe, que le spectateur prend conscience d’une certaine réalité mais qu’il peut difficilement saisir malgré tout puisqu’il habite dans un pays où tout abonde ! Marlène chante les noirs importés Si Marlène explique que Haïti est aussi une île de noirs qui ont été importés au temps de l’esclavagisme à outrance elle nous laisse pourtant un goût de fraîcheur car chante-t-elle : « À Haïti la femme est la lumière de son pays, la racine de la terre, le sel dans la soupe ». Et, elle donne envie d’y goûter à cette soupe qui pourtant laisse une certaine amertume à la fin de la chanson car « Haïti c’est aussi la misère, la peur des autres », dit-elle. « J’ai beaucoup espéré d’Aristide- le président actuel - mais j’ai aussi été fort déçue. Heureusement, ce qui nous sauvera, c’est l’amour ». Et de chanter alors l’amour à travers son créole qui même incompris laisse passer bien des messages tant la voix de Marlène traduit, par différents trémolos et variations de voix, le drame quotidien engendré par la misère mais aussi l’espoir qui domine. 
Le dialogue entre le public s’installe dès l’instant où elle ouvre la bouche devant son micro et laisse éclater son sourire divin. Elle peut tout dire puisque sa musique enjôle et elle le dit que chez elle, « c’est d’abord la convivialité et la bonne humeur pour terminer par l’amour qui est le sentiment le plus sacré ». C’est avec beaucoup d’humour qu’elle glisse enfin entre deux chansons que son CD, le premier est à vendre à un prix démocratique mais dont elle tait le montant par pudeur j’imagine, mais que chacun s’empresse d’acquérir avant de lui demander un autographe. Une grande dame que Marlène Dorcena et doté d’un sourire dont on ne détache les yeux que pour plonger dans son regard qu’elle a aussi expressif que sa voix est suave et modulée qu’elle fait d’ailleurs moduler à merveille pour un exercice à capela dont elle gratifie le spectateur, plus heureux encore. Il faut savoir - Que pour accompagner Marlène Dorcena, il y a quatre musiciens dont deux guitares acoustiques d’accompagnement et une guitare basse mais et surtout un percussionniste espagnol dont la qualité n’est pas sa nationalité mais son éclectisme. Il est en effet, rare de voir un violoniste passer de la flûte (gaita) à une calebasse (udu) puis à un tambourin (pandejo) ou à d’autres instruments dont les noms en français sont inconnus comme un « caxixi », « cajon », « tabla », mâchoire d’âne percutée par une corne de cerf et quelques grelots divers formés par des noix de cajou évidés ou des coquillages et qui pour les chants créoles sont du plus bel effet. - Que grâce à ces instruments, des sons méconnus ou peu entendus vous font vibrer pendant plus d’une heure et demie. - Que si c’est Toto Bissainte qu’elle découvre vers les vingt ans, ce n’est pas par ses parents qu’elle aimera les chants haïtiens car eux sont surtout amateurs de chants africains et nord américains. - Que son CD intitulé « Mèsy » - qui veut dire merci - comporte 70% de chants traditionnels mais aussi 30% de compositions personnelles. - Qu’elle utilise ce que d’autres chanteurs ou compositeurs haïtiens ont rarement pris en considération : le folklore local et l’histoire de Haïti. - Que pour vivre à Haïti en tant qu’autochtone né pauvre et l’être encore, le secret de survie est l’espoir. Celui de sortir d’une misère noire sans jeu de mots et d’une vie tellement chère que même les gens aisés ont du mal à assumer.  - Que Marlène Dorcena est presque Belge puisque de ses trente années d’existence, elle en a passé neuf en Belgique et que sa licence en communication elle l’a réussie au CERIA à Anderlecht. - Qu’elle parle aussi le flamand puisqu’elle a commencé comme actrice à Malines dans une troupe théâtrale de la ville. Maurice
Cette semaine
 

Chérifa 
(Maroc)

D’abord retenue et secrète, une voix déchire soudainement l’atmosphère et, très vite, dans la frénésie des tambours sur cadre bendir, elle se fait l’écho de cette géographie montagneuse, de ces terres volcaniques caractéristiques du Moyen-Atlas marocain. La voix chaude de Chérifa, tour à tour rugueuse et aérienne, déclame la parole des poètes berbères. Une voix magnifique qui l’a menée sur la voie des cheikhat. Ces chanteuses et danseuses professionnelles, parfois choristes de grands maîtres, s’affirment comme des solistes à part entière quand elles ont le talent naturel d’une Chérifa, prolongeant cette ancienne tradition poétique qu’elles ont adaptée au fil du temps. C'est dans la région de Khénifra que, dès son plus jeune âge, Chérifa forme sa voix, le plus souvent en plein air tandis qu’elle garde son troupeau. À seize ans, elle commence à se produire dans les mariages et les fêtes traditionnelles ; elle se fait rapidement remarquer par le maître Mohamed Rouicha, célèbre chanteur du Moyen-Atlas, qui l’engage comme choriste. Sa voix s’impose bientôt d’elle-même avec une force et une maîtrise étonnantes. Elle est aujourd’hui accompagnée par Aziz Aârim, dont le luth lotar évoque autant les couleurs orientales que les teintes africaines de la musique berbère, et par les percussionnistes Raho El Moussaoui et Salah Maâroufi, dont les bendirs sont une invite permanente à la danse.

Salem Tradition 

Depuis la fin des années 70, le maloya, musique caractéristique de l’île de la Réunion, connaît un succès grandissant. Et Christine Salem, l’une des rares femmes à chanter ce style musical hérité des esclaves cafres, en est aujourd’hui l’ambassadrice. Entourée de deux choristes et deux percussionnistes, sa voix mate et ferme aborde un répertoire mélangeant les langues créole, swahili et malgache. Très souvent proche de la transe, cette artiste offre à son public une incursion dans les rituels et la diversité de l’Océan indien.

Johnyy Clegg

(Afrique du Sud)

MCM/Originaire du Lancashire, en Angleterre, c'est dans les années 80, que débute la carrière de Johnyy Clegg. C'est entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud, où il passe la majeure partie de son enfance, qu'il puise ses influences. Début 70, il rencontre et commence à jouer avec l'autochtone Sipho Mchunu. Le duo noir et blanc bouscule tous les schémas de la musique sud-africaine, jusque là dominée par des airs anglo-saxons. Ils donnent  naissance au rock zoulou, qui mêle chants africains et guitare électrique. En 1976, le duo officialise son union et  crée le groupe Juluka. Cinq disques d'or s'ensuivent ! En 85, alors que le titre Scaterlings Of Africa devient un hit mondial, Sipho, ne trouvant plus son compte dans le show-business occidental, décide de quitter le groupe. Johnny, quant à lui, entame une carrière solo, et se fait remarquer au Printemps de Bourges, avec Asibonanga, en hommage à Nelson Mandela. En 89, paraît le single One Man, One Vote, extrait de son premier album Cruel, Crazy, Beautiful World, qui sort la même année. Jusqu'en 94, Johnny Clegg enregistre quatre albums, puis s'efface petit à petit de la scène rock, confronté à certains mouvements nationalistes, contre lesquels il se bat. Il réapparait en 2004 avec un nouvel album baptisé New World Survivor. Un nouveau Johnny Clegg est-il né ?
 

ROSY BAZILE "VODOU-ADJAE"
Haïti Swing

  Rosy BAZILE
Auteur, compositeur, interprète

"...La musique de Rosy est un concentré de ses diverses influences, sur fond de tradition haïtienne - une voix chaude et sensuelle - " Haïti Observateur". Née en Haïti, Rosy BAZILE vous emmène sur sa terre natale le temps d'un concert. Comédienne pendant dix ans, allant de la comédie dell'Arte, à l'actor Studio, elle s'est tournée définitivement vers la musique en 1986, suite à sa rencontre avec Frantz Courtois, jazzman et instrumentaliste haïtien. Rosy s'est lancée d'abord dans le gospel et le negro-spiritual, puis s'est attaquée aux standards de jazz. Aujourd'hui, auteur compositeur et interprète, sa musique est un concentré de ces diverses influences sur fond de tradition haïtienne. Ses chansons parlent de la vie, de son pays, ainsi que des problèmes politiques. Sur les traces de Sarah Vaughan, fascinée par le Bebop de Monk et les accents cool de Chet Baker, Rosy Bazile, c'est aussi toute la musique de son île Haïti. Son courant musical très blues, est le "swing and soft". Elle s'est spécialisée dans une forme de jazz appelée le «"Vodou-adjae" : jazz enrichi de la vivacité du vodou, cette religion culture, matrice de l'art haïtien. Porte parole de sa culture créole, elle propose un son métissé. On y retrouve un zest de jazz, de bossa, la dominante restant la personnalité Caraïbéenne des mélodie. En concert elle présente une grande palette de son talent, virant d'un blues moderne à des rythmes traditionnels ; sachant marier avec bonheur la poésie haïtienne au jazz. A n'en pas douter, la voix chaude et sensuelle de Rosy Bazile et le rythme chaloupé de ses chansons langoureuses sauront susciter des envies d'évasion. Rosy Bazile est membre fondatrice de la Compagnie CEDEC (Centre d'essai dramatique et d'expression corporelle) à Port au Prince. Depuis dix ans, elle se produit en concert et participe à des festivals en France (Petit Opportun, Aktéon Théâtre, Maison de l'Amérique latine, Maison des Cultures du monde...), en Haïti, Belgique, Allemagne et en Angleterre. Elle chante sur la bande originale du film de Raoul Peck L'homme sur les quais (sélection officielle Cannes 1993). Rosy Bazile s'apprête à entreprendre une nouvelle série de concerts à Paris, Miami, Bruxelles, Anvers et Düsseldorf. Elle se consacre à la promotion de son premier compact disc Papa Loco. " ...feutré, élégant, à l'image de l'artiste qui vous susurrait des mots d'amour avant de vous inviter à partager un conte avec elle ..." France Antilles " ...elle jazze de vieilles chansons françaises, et vaudouise les grands standards de jazz." H. Gouthier, RFI " ...un spectacle sain et revigorant en ces temps de galère..." Haïti Observateur

RAPHAELLE EVA
GUADELOUPE
De sa petite enfance passée dans la campagne guadeloupéenne, Raphaëlle Eva a gardé une nostalgie qui transparaît dans sa création. Un père martiniquais, une mère franco-suisse, et une grand mère tchèque lui ont donné très tôt le goût de l’évasion. A 26 ans aujourd’hui, elle exprime son métissage à travers sa musique, mêlant textes français et rythmes tropicaux, chanson et world...Elle s’inscrit ainsi dans la même démarche artistique que Laurent Voulzy,  Bernard Lavilliers,  Kali ou Henri Salvador. L’omniprésence des percussions révèle l’attachement de cet auteur compositeur à la nature et aux sonorités acoustiques. Reggae, Ragga, Biguine, Bossa sont prétextes à l’exploitation des passions humaines et des paysages lointains qui inspirent ses paroles. Son engagement est plus affectif que politique, mais elle tient à défendre le droit à la différence. Raphaëlle sera accompagnée sur scène par Thierry Jean Pierre ( basse ), Kendy Monnerville ( batterie ), Leeroy ( guitare ).
Natacha Atlas
(Maroc-Grande Bretagne)

Adolescente, Natacha part vivre en Angleterre et dès lors, s'investit dans bon nombre de projets musicaux. Partageant son temps entre le Royaume-Uni et Bruxelles, elle chante dans plusieurs clubs arabes et turcs et rejoint pendant quelques temps un groupe belge de salsa, du nom de Mandanga. Alors qu'elle fait des aller-retours réguliers entre Northampton et Bruxelles, elle commence à attirer l'attention du combo de house "balérique" ¡Loca!, ainsi que de Jah Wobble qui est en train de mettre sur pied son projet Invaders Of The Heart. En 1991, les deux collaborations aboutissent à quelque chose. Le titre Timbal de ¡Loca! va d'abord figurer sur la compilation de Nation Records, Fuse Two, puis devient un énorme hit des clubs, alors que l'album Rising Above Bedlam de Jah Wobble, sur lequel Natacha a co-écrit cinq titres, reçoit un formidable accueil auprès de la critique et sera nominé aux Mercury Awards. Le succès de Timbal permet à Natacha de développer des relations étroites avec le label innovateur Nation, qui la présente à Trans- Global -Underground. Le groupe jouit à ce moment-là d'un premier succès dans le Top 40 britannique, grâce au titre fédérateur Templehead. Devenue à la fois l'un des membres-clé, la chanteuse principale et la danseuse du ventre de Trans-Global-Underground, Natacha se produit avec eux dans le monde entier et entre autres dans les festivals de Glastonbury, WOMAD, Reading, Phoenix ainsi qu'au Brixton Academy et d'autres festivals internationaux. Parallèlement, elle collabore avec de nombreux musiciens extérieurs, dont Apache Indian et Peter Gabriel, et trouve même le temps de participer à certaines bandes originales de films dont celle de Stargate, avec David Arnold. Gaëlle@Labels/Virgin.

L'Enfant Noir
Humour et contes africains

Place au charme du conteur! Venu du Tchad, Abakar Adam Abaye, dit l'Enfant Noir, raconte des histoires depuis l'âge de 12 ans. Celles transmises par ses ancêtres, mais aussi les siennes puisque, dit-il, chaque génération doit laisser sa trace. Cet orfèvre mêle au récit ses talents de chanteur, de musicien et de metteur en scène, pour faire naître au fil de sa voix la magie d'un univers. Depuis ses premiers pas à N'Djamena, au Tchad, où il monte une troupe de théâtre, jusqu'à Ouagadougou, où il organise un atelier de contes, l'Enfant Noir a fait son chemin. Il est aujourd'hui programmé dans la plupart des grands festivals, en Afrique comme en Europe. Sur scène, il vous raconte par exemple son arrivée à l'aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, lorsqu'il découvre les ascenseurs ... Tout un poème! Dans la complicité d'une parole partagée, ce véritable créateur de mondes bâtit un pont entre son imaginaire et celui du public: un moment de pure magie!

Nacer Khemir

Nacer Khemir est né en 1948 à Korba, en Tunisie. Enfant, chaque soir soir, sa grand-mère, qui côtoie l'invisible au quotidien, l'initie aux Mille et une nuits. Puis, placé en internat, il s'échappe l'été dans son pays d'origine, son pays de liberté, où il retrouve "la terre, le silence et le ciel". Là, il apprend le nomadisme sans frontières qu'il pratique ensuite tout au long de sa vie. En 1975, il publie son premier livre, L'ogresse, conte calligraphique. Pour Nacer Khemir, les livres sont aussi des espaces graphiques. Il publie les années suivantes J'avale le bébé du voisin et Le juge, la mouche et la grand-mère (dans Les mille et une facéties de Nacer Khemir), Le conte des conteurs (dans Les contes nomades), L'alphabet des sables, Le soleil emmuré, Shérazade, Paroles d'Islam (plaidoyer contre l'intégrisme)... Dessinateur, sculpteur, il est aussi calligraphe. Il illustre, outre L'ogresse, L'alphabet des sables et Les 60 noms de l'amour. Il expose ses travaux notamment au centre Georges Pompidou en 1980, en collaboration avec Esma Khemir. Cinéaste, Khemir réalise huit films dont : Les baliseurs du désert (86, Prix de la première oeuvre au festival de Carthage, Palme d'or à la Mostra de Valence) entre tradition et déracinement 95' 

Magic Malik 

Né en 1969 en Côte d'Ivoire de parents franco-guinéen, Malik Mezzadri passe son enfance sous le soleil de Guadeloupe. A six ans, sur les conseils de sa mère, il débute la musique en prenant des cours de flûte à bec dans une école de Pointe à Pitre, avant de passer à la flûte traversière. "Tantôt envoutante tantôt légère comme l'air, ici tintinnabulante là plutôt langoureuse, d'abord seule puis accompagnée excellemment, allant même jusqu'à devenir mélodiquement grinçante pour atteindre l'extase finale, la flûte de Magic Malik explore les possibilités de l'instrument et sait s'effacer pour laisser beaucoup d'espace aux autres membres du groupe - saxo, guitare, percus, bass, etc. Le tout crée une harmonie et une énergie impressionnantes". (Denis Pommeray) .

Boubacar Traoré

Boubacar, l’humble bluesman du Mali , chante une complainte portée par les arpèges de sa guitare accoustique. Dans le paysage musical malien, Boubacar Traoré fait figure d’exception. Son surnom "Kar Kar" (celui qui excelle dans les " dribbles ") lui vient de l’époque où il était une gloire du football. Le jeu de guitare suave , le vague à l’âme et la poésie dans le coeur , Kar Kar égrène des chansons épurées, inspirées de la tradition Kassonkés. Pour "Maciré" son deuxième album pour Label Bleu, il s’est entouré de Habib Koité , son ami et fils spirituel , des musiciens du Bamada et de Kélétigui Diabaté le virtuose du Balafon et du Violon Mandingue. L’essence du blues est bien là, l’Afrique reprend son héritage pour mieux l’investir. Du blues avec Boubacar Traore (voix), Sidiki Camara (percussion). 

Souad Massi

Chanteuse, elle offre un concert fait de flamenco et du  rock. Elle est née à Alger le 23 août 1972, d'une famille d'artistes. Un frère aîné compositeur, un frère cadet adepte du New-Jack et une petite soeur danseuse. Très tôt, elle a su qu'elle deviendrait chanteuse. Jolie petite fille dotée d'un beau brin de voix, elle a suivi sagement des études de musique classique arabo-andalouse, de solfège et de musique classique universelle. C'est incontestablement une artiste phare de la nouvelle génération d'artistes algériens. Belle, généreuse, sensible et émouvante, elle déborde de talent et d'humanité. De sa voix douce et pure, elle fait chanter la langue arabe sur des morceaux proches du folk-rock (en l'écoutant, certains évoquent Joan Baez ou Tracy Chapman). Son militantisme, sa popularité et son courage l'ont mise sous les feux des projecteurs. 

Tiharea 

Marie Chantal Gellé, voix, langoro;Yolande 
Mamadro, voix, katsa et Sofiavi  Ernestine Mamadro : voix.

Trois chanteuses de Tiharea qui ont pour passion la musique de leur ethnie, des Antandroy, dont elles proviennent, un peuple originaire de l’extrémité sud de Madagascar. Elles sillonent le monde pour porter les couleurs musicales d’une culture riche de sa diversité ethnique. Sur l’accompagnement des percussions, elles dansent et chantent de splendides polyphonies dont émergent d’étonnants accents gutturaux, des halètements et des raclements de gorge d’une rare efficacité. Par leur chant, elles décrivent volontiers la situation des femmes dans la société malgache, puisant aux sources de la tradition dans ce qu’elle a de plus magique : le culte des ancêtres. Leur féminité s’affirme de façon ironique lorsqu’elles s’attristent sur la disparition des " vrais hommes ", plus douloureusement quand elles content les rivalités entre les épouses d’un polygame. Pour Tiharea, le chant est utilisé comme un remède universel souverain, contre les maux de l’âme, la jalousie ou la lâcheté. Ces trois artistes nous offriront ainsi une musique faite de surprises et d’émotions fortes, à recommander en toute circonstance. 

Koffi Olomide 
Le 13 août 2010, Kofi Olomide fête ses 54 ans. Aujourd'hui, cet artiste né à Kisangani en R.D. Congo confirme sa stature d'une star de la musique africaine, dont le style musical se base sur du Soukouss Tcha tcho. "L'artiste congolais est une star. Un des grands de la musique africaine et l'un de ses meilleurs apôtres. (...) il a véritablement ouvert les yeux des médias français sur la force d'une musique encore exclusivement cantonnée aux radios spécialisées. Koffi ? Un auteur compositeur et interprète, accessoirement guitariste, mais qui se distingue surtout par le timbre de son inimitable voix.  Une voix sensuelle, à la fois douce et chaude, forte et sensible." David Cadasse. 
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Mimi Barthélemy
"C'est en infatigable nomade de la  parole que Mimi Barthélémy sillonne le monde, de l'Amérique du Sud à l'Afrique, de l'Europe aux îles Caraïbes afin d'y dérouler ce fil d'Ariane qui la relie à la mémoire de sa terre d'Haïti et à celle de son peuple." commentait un critique avisé. La Suisse a eu souvent l'occasion d'accueillir cette comédienne exceptionnelle.  Après une maitrîse en Lettres espagnoles et un doctorat de troisième cycle d'Etudes Théâtrales et Cinémato- graphiques - Paris VIII - sur les indiens caraïbes (garifunas du Honduras), elle se consacre en France, au théâtre en tant que dramaturge, auteur et comédienne. Depuis 1982, elle écrit etconte des histoires principalement tirées de la tradition orale d'Haïti et des Caraïbes. En 1987-1988, elle crée "Le Petit Contoire" où elle présente au public parisien les conteurs les  plus prestigieux. Mimi BARTHELEMY a obtenu le Becker d'Or au 3ème festival de la francophonie d'acteurs d'Evry en 1989 et le prix Arletty de l'université de la langue française en 1992. 
Angélique Kidjo
(Bénin)

Originaire du Bénin, Angélique Kidjo rend hommage à la négritude. Ayant entrepris une exploration des cultures musicales des deux rives de l’Atlantique, la chanteuse promène sa voix et son énergie dans les musiques yoruba et fon de son pays d’origine ainsi que dans les rituels vaudous de Cuba, Haïti et Salvador-de-Bahia. Après avoir collaboré avec des musiciens tels que Carlinhos Brown et Brandford Marsalis, Angélique Kidjo brille sur scène. Une musique dansante, efficace, rythmée et balancée à souhait. 

Ba Cissoko 
(Guinée)

«Moderniser la tradition mandingue, pour mieux la diffuser, la transgresser, pour vraiment l’honorer» telle est la devise du Guinéen Ba Cissoko. A 35 ans, ce compositeur, arrangeur et joueur de kora, récolte enfin le succès qu’il mérite. Initié au voyage des griots par son oncle M’Bady Kouyaté, célèbre joueur de kora qui a fait danser toute la Guinée avec l’Ensemble Instrumental National de son pays, il est aujourd’hui le digne représentant de la nouvelle musique mandingue. Un griot des temps modernes. 

 en librairie

Vient de paraître

Femmes du Congo-Kinshasa. Défis, acquis et visibilité de genre
de Cikuru Batumike. 

Collection : études africaines. Editions L'Harmattan, mai 2009, Paris. Poids : 120 g 100 pages. ISBN : 978-2-296-07779-9. Prix public TTC : 11,00 €; frais de port et emballage : 1,50 € pour la Suisse. Réservez votre exemplaire auprès de l'auteur : cikurubatumike@hotmail.com ou par un simple courriel aux éditions l'Harmattan, service de diffusion : presse.harmattan5@wanadoo.fr

A voir absolument
Ladysmith Black Mambazo
(Afrique du Sud)







De la musique vocale Zulu. A l'instar du blues crée par les esclaves noirs travaillant dans les plantations de coton du Mississipi, toute une tradition de danses et de chants est née près des mines de diamants d'Afrique du Sud. Au 19ème siècle, après une semaine de dur labeur et à la veille de leur seul jour de repos, les esclaves zoulous se réunissaient le samedi soir dans leurs baraquements et organisaient des compétitions de chants et de danses. Ces pratiques s'étendirent rapidement à toute la communauté noire du pays. Le style Isicathamiya en est directement issu. 
Joseph Shabalala découvre les chants et les danses Isicathamiya à la fin des années 50 en rejoignant la chorale Devan Choir dans sa ville natale Ladysmith. Au début des années soixante il part pour Durban où il monte son premier groupe, mais il n'arrive pas à recréer les subtiles harmonies qu'il a en tête. Joseph retourne à Ladysmith en 1964. Avec ses frères Headman et Jockey Shabalala (Ben les rejoint plus tard) et ses cousins Albert et Abednigo Mazibuko, Joseph arrive plus facilement à faire passer ses idées originales. A force de bonne compréhension et de répétitions acharnées le groupe fini par produire une musique qui se rapproche beaucoup des rêves de Joseph Shabalala. Le résultat est payant et l'ensemble familial remporte de nombreuses compétitions. Ils se choisissent un nom qui symbolise leur combativité : Ladysmith Black Mambazo, que l'on peut traduire par "la hache noire de Ladysmith". Rapidement, leur réputation fait le tour du pays et on leur accorde sans peine le statut de meilleur groupe d'Isicathamiya. En 1970, un enregistrement pour l'émission Radio Zulu leur vaut un contrat discographique avec la compagnie Gallo. Leur premier album "Amabutho" est un énorme succès et devient le premier disque africain à obtenir un disque d'or. Durant les 15 années suivantes, Ladysmith Black Mambazo enregistre 25 albums dont plusieurs deviennent disques d'or que. Les chansons sont écrites dans plusieurs dialectes africains ou en anglais, mais leur popularité ne dépasse pas les frontières du pays.  En 1986, passant outre le boycott systématique des artistes occidentaux à travailler au pays de l'apartheid, Paul Simon débarque en Afrique du Sud. Une cassette de Lady Smith Black Mambazo en poche, il veut absolument les rencontrer et collaborer avec eux. Evidement les africains sont ravis et ne se sentent nullement exploités par un artiste colonisateur. Lorsque le disque "Graceland" sort le travail, du groupe est clairement mis en avant par le chanteur américain. L'énorme succès de ce disque, 10 millions de copies sont vendues à travers la planète, leur permet de contracter un engagement pour trois albums avec Warner Brothers et le monde entier découvre enfin la culture des noirs d'Afrique du Sud. Leur premier album produit par Paul Simon "Shaka Zulu" obtient le grammy awards du meilleur album de musique traditionnelle de l'année 1987. Dès lors pour les américains ils incarneront l'authenticité africaine, les collaborations prestigieuses se suivent et ne se ressemblent pas, Dolly Parton, Stevie Wonder ou George Clinton se les arrachent. Ils participent aux B.O de films de Marlon Brando ou d'Eddie Murphy et et leurs musiques sont utilisées dans de nombreuses publicités. Ils apparaissent dans les vidéos de Michael Jackson Moonwalker", "Do It A Cappella"de Spike Lee's et ,en compagnie de Paul Simon, dans un épisode de la populaire série " Sesame Street ". Leurs concerts internationaux se multiplient et ils seront nominés à 5 autres reprises aux Grammy Awards. Au début des années 90 en Afrique du Sud et malgré la libération de Nelson Mandela et le début de reconnaissance des droits essentiels des noirs, le racisme y est toujours très présent. Nulle autre explication au meurtre d'Headman par un agent de sécurité blanc lors d'un contrôle automobile. Mais l'incident ne fait que renforcer Joseph dans son désir de chanter. Entre 1992 et 1996. Lady Smith Black Mambazo rejoint la distribution de plusieurs pièces musicales à succès traitant de l'apartheid ou de la condition des noirs. En 1996 ils sont invités par Nelson Mandela à se produire à Londres devant la famille royale, la même année ils donnent deux représentations à l'occasion des Jeux Olympiques d'Atlanta. Le temps passant, leur succès ne se dément plus, mais si une grand partie des membres originaux ont pris leur retraite, les propres fils de Joseph Shabalala les remplacent. Aujourd'hui Joseph Shabala ressent le désir de transmettre son art et les valeurs qui l'accompagnent. Déjà professeur associé d'ethnomusicologie à l'université de Natal, il a lancé une souscription dans le but de créer l'Académie Mambazo de culture et de musique africaine, un espace où les jeunes africains du sud pourront s'imprégner de l'essence indigène de leur culture. Mais Joseph Shabala et Lady Smith Black Mambazo continuent de se produire à travers le monde et de clore, rituellement, chacun de leurs concerts par cette simple phrase qui résume pleinement leur message. "Go with Peace, Love and Harmony … Love one another!". 
Benjamin MiNiMuMMia Couto
(Mozambique)

Né en 1955 au Mozambique, biologiste de formation, journaliste, fils de portugais blancs, il grandit dans les environs de la ville de Beira jusqu'en 1971. Il a fait des études universitaires à Lourenço Marques (aujourd'hui Maputo). Tout d'abord il a écrit des poèmes, depuis l'âge de 14-15 ans. Raizes do Orvalho, son premier recueil est publié en 1983. Il écrit des nouvelles dont le recueil Vozes anoitecidas (Les voix qui se fondent dans la nuit, paru en 1987), et qui reçoit en 1990 le Prix National de Littérature. Terra sonambula : son premier roman, est une chronique de guerre, dramatique, à mi-chemin entre conte et roman initiatique. Ce livre évoque l'errance de tout un peuple - les mozambicains - ravagé par 25 ans de guerre civile. Ses chroniques soulignent, non sans humour, les contradictions de la société mozambicaine. En outre, l'univers intérieur de ses oeuvres puise aux racines de l'imaginaire et de la tradition orale mozambicaine. Il se fait ainsi le passeur d'une culture multiforme où s'enchevêtrent l'homme, les dieux, et la nature. L'écrit prend tour à tour la forme du roman, de nouvelles, de chroniques et de poèmes déclinés par une langue subtile, innovatrice et drôle qui se fait l'écho de la mémoire contre l'oubli et l'acculturation. 

 

Le meilleur
 
markunda
Markunda Aurès est née en Algérie, dans la région où la tradition orale est restée la plus forte : les Aurès. Chaouie (Berbère des Aurès), elle a vécu toute son enfance et son adolescence au son des chants qui, depuis des millénaires, rythmen la vie quotidienne de sa tribu, les Markunda.Fidèle à la tradition musicale de ses ancêtres, Markunda Aurès a composé des chants dont les paroles et les mélodies révèlent toute la pureté de la musique des Aurès restée longtemps secrète et préservée de toute influence. A cappella ou accompagnée de ses musiciens, Markunda Aurès célèbre, en chaoui, l'amour, les aïeux, l'exil et les fêtes de ces montagnards connus pour leur caractère bien trempé. 
DuOud 
(Tunisie, Algérie, France) 


Smadj et Mehdi Haddab, enfants de l’effervescence musicale parisienne des années 90, ont choisi le oud comme on choisit sa pâtisserie préférée : par gourmandise assumée, sans crainte et sans complexes. Longtemps, le producteur orientalo-électronique et le membre-magicien d’Ekova ont assouvi leur soif de jouer dans leurs bars préférés ou dans l’intimité d’une fête entre amis. C’est avec la même simplicité qu’ils se sont décidés à enregistrer le fruit de leurs dérives nocturnes. Respectueusement insolents avec la tradition de l’instrument, alternant "classiques" arabes
et compositions personnelles, chaleur de l’acoustique et saturation électronique, les deux compères ont même convié quelques collègues à partager leur joie (notamment les artificiers de BumCello).