Anouar
Brahem
(Tunisie)
Anouar Brahem naît le 20 octobre
1957 à Halfaouine dans la Médina de Tunis. Encouragé
par son père, artisan-graveur et imprimeur, mais aussi amateur
de musique, Brahem commence, à l'âge de 10 ans, son initiation
à la musique, et au Oud, au Conservatoire National de Musique de
Tunis, notamment avec le maître Ali Sriti. Dès l'âge
de 15 ans, il se fait remarquer et est appelé à jouer dans
divers orchestres. Anouar Brahem a consacré toute sa vie à
l'oud, le luth traditionnel oriental. Au début des années
90, une rencontre avec le producteur allemand Manfred Eicher lui a permis
de rejoindre le label ECM, pour lequel il a enregistré plusieurs
albums depuis. "Vague", fait le point en dix-spet titres sur le meilleur
de ces sept albums. Brahem y côtoie des musiciens prestigieux, comme
John Surman (à la clarinette sur "Houdouth", mais aussi au saxophone)
le saxophoniste norvégien Jan Garbarek ("Sebika"), l'accordéoniste
Richard Galliano ("E la nave va"), ou le contrebassiste Dave Holland ("Mazad",
"Hulmu Rabia"). Se produisant également seul sur quelques morceaux
("Ronda", Le chien sur les genoux de la devineresse", "La nuit des yeux",
Brahem est capable en quelques notes de restituer tout le charme de l'Orient,
grâce à son instrument milléanire. Un plongeon délicieux
dans la musique orientale. |
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L’Orchestre
Baobab
L’Orchestre
Baobab a écrit en 1972 une chanson intitulée "Suavecito!"
qui nous invitait à danser sur des rythmes latinos. Dix ans plus
tard, le grou-pe sort "El Son Te Llama". Le son est un appel du Sénégal.
Comme leurs compatriotes, mieux connus sous le nom d’"Africando", le chanteur
Balla Sidibe et ses musiciens mêlent rythmes afro-cubains et ouest-africains
et s’expriment tour à tour dans des langues différentes.
Leurs styles musicaux: le son, le mbalax et surtout la musique de danse
rapide. Groupe du Baobab Club créé en 1970 à Dakar,
l’Orchestra Baobab était très appré-cié par
l’Intelligenzija lors des dernières années de présidence
de Léopold Senghor. Tout comme "l'Etoile de Dakar" de Youssou N’Dour,
l’Orchestra Baobab est aussi issu de la "Star Band" et est considéré
comme le groupe sénégalais des années 70 par excellence.
C’est un pur hasard si l’on parle actuellement de plus en plus de ce groupe.
En effet, le label "World Circuit" qui pro-duit le "Buena Vista Social
Club" a reçu une ancienne cassette pirate. Que va-t-il se passer
? "On verra ça", comme le dit le titre d’un morceau de l’Orchestra
Baobab.
Lokua
Kanza

Né
au Zaïre, Lokua Kanza grandit en chantant dans les chorales des églises.Il
devient guitariste et joue de la rumba zaïroise. En 1985 rencontre
avec Ray Lema. En 1990, il est chanteur de Manu Dibango dans le "Soul Makossa
Gang".1993 production de son propre disque. "Wapi Yo", son album sorti
en 1995 chez RCA, a enrichi son repertoire. Un cocktail d'humour et d'intimisme
qui fera asseoir définitivement le désir de Lokua Kanza de
faire découvrir au public les richesses de son univers. L'album
comprend une chanson en anglais et en Lingala, "Shadow dance" qui a contribué
à sa nomination à une édition des "victoires
de la musique" en France.Musicien exceptionnellement doué, chanteur
et arrangeur émérite, Lokua Kanza est un artiste pur.
Faytinga
Combattante
dès l’adolescence, la “soul sister” d’Érythrée s’inspire
des traditions et rythmes kunama et tigrinya. Il faut la voir, il faut
l'entendre. ! « Ne pas interrompre le conteur » (numey), chante
Faytinga. Elle qui sait ce que conter suppose (elle est entrée dans
la lutte armée pour la libération nationale dès l’adolescence),
souhaite aujourd’hui dépasser le registre de la guerre, faire place
à des thèmes plus personnels (amour, femmes, divorce). Elle
compose la musique sur son krar (harpe-lyre). À Asmara on la nomme,
dit-on, la "soul sister". À cause de sa "voix haut perchée",
les spécialistes comparent son timbre aux accents aigus de l’Éthiopienne
Aster Aweke.Faytinga est une Kunama (peuple du nord-est de l’Érythrée).
Et, « chez les Kunamas, on ne fait rien comme les autres. Les femmes
sont les égales des hommes, elles choisissent leur mari et personne
n’irait reprocher à une jeune fille kunama d’avoir un enfant avant
le mariage. »Question musique, Faytinga revendique sa propre identité
: « Je ne suis influencée par aucune musique en particulier.
Le rythme kunama existe depuis si longtemps que je n’ai besoin de rien
d’autre. »
Dhafer
Youssef

Né en 1967 à Teboulba
(Tunisie), Dhafer Youssef joueur de oud, chanteur et compositeur, baigne
dès l'enfance dans la musique et les chants traditionnels islamiques.
Installé en Europe depuis 1990, on le rencontre aux côtés
de Renaud Garcia-Fons, Markus Stockhausen, Carlo Rizzo, Nguyen Lê,
Paolo Fresu, et Iva Bittova pour ne citer qu'eux. Enracinée dans
la tradition sufi, la musique de Dhafer Youssef s'ouvre à d'autres
influences, notamment à celles du jazz et des musiques improvisées.
Son talent réside également dans l'approche poétique
de son jeu ainsi que dans son chant profond et chargé d'émotion
qui fait de sa voix l'une des plus intéressante de la scène
actuelle. Son premier album "Malak " (sorti chez ENJA en 1999) est une
passionnante aventure musicale, multiculturelle, lyrique et visionnaire.
Sorti assez confidentiellement, ce disque sera vite repéré
par le public et les critiques qui en feront l'éloge. Sur scène,
il joue alors avec sa formation composée de Markus Stockhausen,
Dieter Ilg ou Renaud Garci-Fons et Patrice Héral, mais on le rencontre
également invité aux côtés de Nils Pëter
Molvaer, Marylin Mazur ou encore Bill Lasswel. Son nouvel album, " Electric
Sufi ", produit et enregistré à New-York, Cologne et Paris,
est un mariage subtil entre un orient passé et un occident improvisé,
soutenue par une voix intense et un oud aux mélodies inspirées.
Avec " Electric Sufi ", Dhafer et ses compagnons (Will Calhoun, Doug Wimbish,
Dieter Ilg, Mino Cinelu, Wolfgang Muthspiel, Markus Stockhausen et Deepak
Ram) signent là un disque original et d'une grande beauté.
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Slimane
Benaïssa
(Algérie)

Lauréat du Grand Prix Francophone
de la SACD en 1993, Slimane Benaïssa a bénéficié
de plusieurs bourses et résidences d’écriture : en 1991 pour
Ida dans la tempête (Commission Internationale des Francophonies)
; en 1992 pour Les fantômes de Yat (Association Beaumarchais) ; en
1994 pour Marianne et le marabout à Epinay-sur-Seine (Maison du
Théâtre et de la Danse) ; etc.Slimane Benaïssa, auteur,
metteur en scène et acteur, est né à Guelma dans l’est
algérien. Après une vingtaine d’années de théâtre
en arabe algérien, il s’exile en France en février 1993.
Créée à Alger en arabe puis en français, sa
pièce Au-delà du voile le révèle au public
français, notamment lors de son accueil dans le cadre du Festival
International des Francophonies en Limousin et de la tournée qui
suivra. Viendra ensuite Le conseil de discipline produite par le Magasin
d’Ecriture Théâtrale de Bruxelles qui sera jouée un
peu partout en France, notamment à l’initiative de la Ligue de l’Enseignement,
et en Belgique. Mais c’est surtout Les fils de l’amertume qui lui vaudra
la renommée dont il peut se prévaloir aujourd’hui.
Théâtre
des Intrigants
Créé
en 1982 par Katanga Mupey, Kulumbi Nsin, Mitendo Muadi Nginda, la troupe
a réussi en 20 années d'existence à réaliser
une dizaine de spectacles, lui donnant ainsi une place de choix dans le
milieu théâtral Kinois. Il met en scène
aussi bien les pièces d'auteurs congolais que ouest-africains. La
plus connue reste "La métamorphose de frèRE Jéro",
une pièce de Wole Sonyika. Frère Jéro, charlatan notoire,
faux prophète et arriviste cynique, est entré en possession
d'un dossier confidentiel : l'Etat va aménager la plage sur laquelle
ont lieu les exécutions publiques en "Forum National", comprenant
parc d'attractions, supermarchés et commerces en tous genres.Un
lieu sera réservé à une institution religieuse pour
"apporter aux condamnés les derniers réconforts de la religion".
Jéro va convoquer tous ses frères prophètes, escrocs
et trafiquants, et avec eux obtenir "le monopole de la spiritualité"
sur la plage.
Momboye Yankady
(Côte
d´Ivoire)
Georges Momboye,
professeur de danse et fondateur de la Compagnie de ballet africain Yankady
a créé la troupe "Ivoire Danse Compagnie". L'artiste, se
confiant à notre confrère Azo Vauguy de son expérience
européenne et de la Fédération des danseurs africains
affirmait récemment: "J'ai monté Ivoire Danse Compagnie
Yankady en complément de la Compagnie de ballet africain Yankady
pour permettre à d'autres jeunes Ivoiriens qui s'intéressent
à la danse, de découvrir d'autres horizons". Depuis plusieurs
années, le chorégraphe nourrit de réelles ambitions
en s'investissant totalement dans la danse. Il dirige régulièrement
les répétitions de "Ivoire Danse Compagnie" trois fois par
semaine à l'ex-AITACI de Treichville. En France où il s'est
installé depuis 90, l'artiste se consacre à l'essence de
la danse. Il sait que cette discipline est plurivoque. Aussi, Georges Momboye
s'enrichit-il d'autres influences en suivant des ateliers de formation
dirigés par des chorégraphes de renom tels que Alvin Alley
et Brigitte Matenzi.
KAFRYN’DIZ
REUNION
Au même
titre que les ménestrels ont pour ultime vocation de voyager à
travers le monde afin de faire partager aux autres cultures leur métissage
musical. Mélange subtil de rythme et de voix, de l’océan
indien, de la caraïbe via l’Afrique, elles puisent dans le meilleur
de leur patrimoine culturel respectif. Femmes de toutes nation, femmes
universelle, les « KAFRYN’DIZ » s’unissent et expriment leur
joie de chanter en musique ou en a cappella. Accompagnées
d’une équipe de musicien cosmopolite, Lindsay thomas ( clavier ),
Eddy Pinander ( guitare ), Fredo ( percussions ), Mike Clinton ( basse
),Gregory Louis ( batterie ), Evelyne Comsel, Claudine Pennont, Béatrice
Poulot, Monique Gallais, Ingrid Minko, sont les « KAFRYN’DIZ »
et pour notre plus grand plaisir, mettront leur authenticité
au service de la musique.
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JEAN
LUC GUANEL
MARTINIQUE
Jean Luc Guanel, est un authentique,
de la race des passionnés, heureux comme un poisson dans l’eau lorsqu’il
habite la scène. Il s’intéresse à la musique en commençant
par la batterie, mais ses premières armes se feront
en tant que choriste, après avoir été animateur radio
dans sa Martinique natale. Remarqué par Franck Donatien, il
intègre la première formation du groupe Taxi Kreol. Mais
c’est en 1992 qu’il se fera connaître avec le groupe KWAK. Il compte
à son parcours de multiples collaborations studios et scènes
avec des artistes tel : Kassav’, Malavoi, E.Lefel, G.Seinin, 3K Djol, JC
Naimro, E.Virgal, Shango, pour ne citer que ceux là. Deux albums
en son nom « Eskiss’ » et « A la Douss’ »
qui ont été classés en tête de tous les hit-parades
antillais. Artiste aux multiples fonctions, incontestablement talentueux,
Jean Luc Guanel séduit par sa voix, touche par sa musique et conquiert
sur scène par la seule force de sa présence. Avec sa voix
romantique d’une ampleur euphorisante qui est celle d’un amoureux du beau,
fier et ivre de lui-même, il sera donc accompagné de Marie
Céline Chroné (chœurs ), Albert Vigne ( percussions ), Hervé
Laval ( batterie), David Chantalou ( basse),Thierry Delannay (guitare ),
Ronald Tulle ( piano ).
Salif Keita
"Voix d'or
de l'Afrique", admettent les critiques pour qualifier le talent de Salif
Keïta, artiste au parcours marqué par un intéressant
mélange des genres musicaux. Né le 25 août 1949 à
Djoliba-Mali, cet auteur, chanteur et compositeur chante en langue Mandingue,
improvisant des airs merveilleux...où les contes n'ont pas leur
pareil. Prince et albinos, il n'a de cesse, grâce à sa world
music, de construire un pont entre l'Afrique et le reste du monde, entre
les différentes cultures africaines.
On
l'aime
Maciré
Sylla et Djembé Faré
(Guinée,
Sénégal, Suisse)
Dès
son plus jeune age,elle entre dans le ballet "Soleil d'Afrique" à
Conakry òu elle devient après quelques années chanteuse
et danseuse soliste. Entre 1989 et 1991,elle est engagée par le
groupe "Fatala" (Hollande) qui réalise alors plusieurs tournées
mondiales (Europe,Amérique).En 1993 Maciré Sylla s'établit
en Suisse (Genève) òu elle se produit en spectacle et donne
,dans le cadre des "Ateliers d'Ethnomusicologie" de la ville de Genève
notamment,des cours et stages de danse africaine. Elle est, selon Ateliers
d'ethnomusicologie, une "bête de scène doublée d’une
vocaliste hors pair et un chef d’orchestre redoutable: ses envolées
imparables mènent à la symphonie des instruments (guitares,
soufflants, piano et percussions) et la danse d’un public déchaîné,
qui entoure ses shows sulfureux d’un cadre festif et jubilatoire. Synthèse
éblouissante des prouesses chorégraphiques des grands ballets
d’Afrique Noire et des joutes dansantes de la jeunesse métropolitaine,
ses concerts sont un spectacle à ne pas manquer."
Ismaël
Lô
Ismaël
Lô. Du Blues/ Rock "à la mandingue" Dakar/Sénégal.
Le 30 août 2001, il fêtait ses 45 ans. Né à Dongo
Buti au Niger, de nationalité sénégalaise, Ismaël
Lo est un auteur-chanteur- compositeur qui s'est fait connaître très
tôt dans le monde de la musique. Bob Dylan africain! Avec son harmonica
et sa guitare lui ont valu le surnom de Bob Dylan africain. Les critiques
estiment qu' " Iso Lô (c'est son surnom à Dakar) a donné
au trépidant mbalax sénégalais un tempo plus cool,
un son plus mélodique, proche parfois du rythm'n'blues."
Coco
Mbassi
Compositrice, chanteuse, interprète
et à la voix d'or Coco Mbassi fait preuve d'un palmarès impressionant
. "Coco Mbassi, est une choriste douée. Chantant avec Maurane, Manu
Dibango, elle prouve son talent à travers de nombreux festivals
internationaux, et notamment grâce à sa victoire lors du prix
de la Découverte RFI en 1996. Elle sort alors son album "Sepia"
en 2001, où on retrouve la chaleur de sa voix douce et voilée,
légèrement grave où se mêlent rythmes et harmonieuses
balades. Chantant ses origines camerounaises, oscillant entre folk pop
à la sauce africaine et mélanges de différents croisements,
elle nous replonge dans le multiculturalisme de son esprit." Elle a collaboré
avec des grands noms de la chanson et de la musique tels que le choeur
de gospel Franco-Africain "Les Chérubins" de 1990 à 1996,accompagné
Demis Roussos, Nino Ferrer, Sixun, Salif Keita, Toure Kunda, Ray Lema,
Jocelyne Beroard (Kassav), Nayanka Bell, Oumou Sangare, Maurane, et Dee
Dee Bridgewater...Elle a participé à de nombreux festivals
internationaux mais sa véritable entrée par la grande porte
se fait en 1996 lorsqu'elle gagne le prix RFI. C'est aussi une artiste
qui dit ce qu'elle pense et donne la mine grise aux faiseurs de la pensée
unique. A propos, répondant à la question de notre confrère
Sekoya Magazine: Récement Que pensez-vous de la classification "World
Music" ?, elle n'hésitait pas à avouer "Encore une idée
de l'Occident qui veut absolument nous classifier par rapport à
la civilisation ( musique, culture...) Occidentale. Et les artistes européens
ils font quoi? De la "?" music?".
Mabulu
(Mozambique)
Dans un
Mozambique réduit à feu et à sang après des
années de guerre civile, Mabulu (litt. "le dialogue") a su trouver
les moyens nécessaires - avec le soutien d'Helvetas - pour produire
et diffuser son premier disque. Fort de ce succès, ce groupe multi-générationnel
a confirmé la richesse et la force de sa musique en réalisant
un deuxième opus intitulé Soul Marrabenta. Leurs chants s'inspirent
des heures tragiques du Mozambique, tout comme d'histoires d'amour, de
joie et de promesses. Sur des rythmes de hip-hop, de rap et de marrabenta
(rythme du Mozambique) Mabulu offre un magnifique message d'espoir, celui
de la force et de la beauté de la musique envers et contre tout.
BOBONGO: Musique des Ekonda-Batwa
(Congo-Zaïre)
Pierre Bois/Atelier d'ethnomusicologie/
Les
Ekonda du Congo comptent parmi eux des pygmées Batwa qui vivent
en symbiose avec leurs " maîtres " Bahutu. Les Batwa s'occupent de
la chasse, de la pêche et de la cueillette, tandis que les Bahutu
sont principalement agriculteurs et artisans. Comme la plupart des rituels
funéraires en Afrique, le bobongo est une fête spectaculaire
qui réunit les principales formes vocales et chorégraphiques
ekonda. Aujourd'hui, un village sur trois possède son propre ensemble
de bobongo. Ces groupes ne sont jamais mixtes ; il y a ainsi des bobongo
d'hommes et des bobongo de femmes, chez les Bahutu comme chez les Batwa,
ces derniers apportant à la musique et à la danse une vitalité,
une créativité individuelle et un humour très particuliers.
Le spectacle est conçu en deux parties : le bobongo proprement dit,
qui met l'accent sur la déclamation et le chant, et l'iyaya, qui
est une succession de chorégraphies d'ensemble dans lesquelles se
détachent ici et là des danseurs solistes d'une grande virtuosité
et d'une extraordinaire truculence. Le clou du spectacle est l'acrobatie
finale (ibuleyo) : quelques danseurs s'installent dans une nacelle au sommet
d'un échafaudage, dont ils sont précipités pour être
brusquement retenus dans leur chute à un mètre du sol. Accompagné
de percussions, le chant offre un bel exemple de l'art polyphonique d'Afrique
centrale, avec ses échanges entre solistes soutenus par un chœur
aux voix magnifiques.
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Khaled
Algérie
Cheb Khaled, de son vrai nom Hadj Brahim Khaled (arabe : ????), est un
chanteur populaire de raï, né à Oran le 29 février
1960. Il a été influencé par les chanteurs comme Ahmed
Wahby. Nommé « Cheb » au Festival d'Oran en 1985 dont
il a gagné le premier prix, c'est grâce à lui que la
musique raï a connu de nombreux changements par l'intégration
d'instruments occidentaux tels que la guitare, la basse, le synthétiseur
et le saxophone. Après un succès phénoménal
il a émigré en France où il a pu imposer sa musique.
Afel Bocoum
Mali

Originaire de Niafunké, au nord du Mali, dans la région
de Tombouctou, Afel Bocoum a accompagné Ali Farka Touré avant
de fonder son propre groupe, "Alkibar". Il interprète une sorte
de blues chaloupé et hypnotique, à la croisée de ses
racines peule et songhaï. Accompagné par 5 musiciens (guitares,
luth et violon traditionnels, percussions), Afel chante le ?euve Niger,
l’attachement à sa région natale, le respect dû aux
femmes et aux enfants, les enjeux politiques d'une nation, le vaudou..."Après
"Alkibar" (1999/World Circuit) et "Niger" (2006/Contre-Jour), Afel Bocoum
revient en 2009 avec son opus "Tabital Pullaku" (Contre-Jour), la fierté
d'être Peul. Sans virtuosité infantile, Afel place guitares
électriques et acoustiques, ngoni, njark, basse et calebasse dans
un déploiement élaboré et efficace. L'ensemble tisse
comme une étoffe qui s'enroule délicatement autour de l'auditeur
pour le dérouler en bout de piste, emporté par le chant,
échauffé par les rythmes. Ceux-ci se font hypnotiques, avec
cette trame dense qui vous emporte au long de phrasés répétés,
au-dessus desquels guitares, njarka ou ngoni explosent ici et là.
Comme pour rappeler qu'on avance et qu'il faut rester en éveil.
Peul, Songhaï et Bambara témoignent du Mali multiple, cette
diversité évident, nécessité de la communication
sans frontières."
Baaba Maal
Sénégal
Baaba Maal est issu d'un milieu extrêmement modeste au Sénégal.
Il a depuis beaucoup appris et voyagé. Il véhicule aujourd'hui
des valeurs de réussite sociale et de paix. Il est né à
Podor, une petite ville de 6000 habitants sur les berges de la rivière
Sénégal, séparant le pays du même nom de la
Mauritanie. La famille de Baaba est Hal Pulaar, connu chez les anglophones
sous le nom de Fulani. Il n'est pas issu d'une famille de Griots (la caste
des artistes et communicants). Son père travaillait dans les champs
mais avait également obtenu le privilège et l'honneur de
chanter pour rassembler les fidèles à la mosquée.
Sa mère était musicienne, auteur compositeur. Elle l'a élevé
en musique et toujours encouragé à donner de la profondeur
aux textes de ses chansons. Baaba Maal écoutait en parallèle
la musique Black Américaine comme James Brown, Otis Redding, Wilson
Pickett et Etta James. Plus tard il s'intéressera à la musique
Jamaïcaine avec par exemple Toots Hibbert, Bob Marley et Jimmy Cliff.
Il est allé à l'école à St Louis, la première
capitale coloniale française, puis à Dakar après avoir
remporté une Bourse pour entrer dans une école d'Art. C'est
à ce moment qu'il a rejoint Asly Fouta, un groupe de 70 musiciens,
et a dépensé toute son énergie à apprendre
autant que possible les instruments locaux. A la fin de ses études
il parcourt l'Afrique de L'Ouest avec ce groupe et notamment avec le guitariste
et ami de longue date Mansour Seck, accumulant de nombreuses expériences
et connaissances : « c'est une sorte de tradition de faire cela pour
un jeune musicien. Il faut faire un concert à l'arrivée dans
chaque nouveau village. Ca te rend sympathique au regard des autres jeunes
villageois. Le lendemain les jeunes te présentent aux anciens qui
te parlent de l'histoire du village et du pays, et de l'histoire de la
musique ». Baaba est ensuite parti vivre quelques années à
Paris, à étudier au conservatoire des beaux arts avec un
apétit féroce. A son retour au Sénégal il forme
le groupe Daande Lenol (La voix du Peuple).
La portée de Baaba Maal va bien au-delà de sa musique.
Il remercie très souvent sa mère de lui avoir ouvert l'esprit
et donné une vision bien plus positive et optimiste du monde que
la plupart de ses contemporains. Baaba est un citoyen des pays en développement
qui a su trouver sa place parmi les pays occidentaux. Sa position lui permet
aujourd'hui de représenter l'Afrique avec une crédibilité
sans précédent. Baaba Maal est un artiste majeur du Sénégal.
Pour Baaba Maal, la musique a un rôle éducatif et social important.
C'est un nostalgique, un tendre qui refuse de s'enfermer dans "le ghetto
de la World Musique". Il dépasse sans cesse les frontières
musicales du Sénégal: son dernier album en date Mi Yeewnii
(Missing You), traverse l'Afrique de l'Ouest, ses mélodies et ses
rythmes traditionnels, sans négliger pour autant les arrangements
et les influences occidentales et latinos.
Frédéric Galliano et ses Divas
France,Sénégal,Mali,Guinée,Niger
et Côte d´Ivoire

C’est en Afrique que le DJ et producteur français Frédéric
Galliano assouvit sa soif de musique. Toujours en quête de nouvelles
idées, cet artiste décide de rassembler des chanteuses africaines
et des musiciens traditionnels pour confronter leur savoir-faire aux sonorités
électroniques contemporaines. Après trois ans de voyage,
il regroupe les premières African Divas, aux origines multiples.
Quelques années plus tard, il reconduit ce projet en réunissant
cette fois des chanteuses exclusivement sud-africaines. Une initiative
originale et audacieuse où house et rythmes africains s’entremêlent
tout en laissant la part belle aux voix des divas. Frédéric
Galliano définit son travail comme un projet qui tourne autour de
trois axes, "l'électronique, l'Afrique et le jazz". Apparu comme
DJ sur la scène groove française en 1994, il a créé
son propre label, Frikyiwa, et a contribué à la diffusion
de groupes africains comme ses compères les Néba Solo.
Nana N'kho
Sénégal
Nana-N’Kho est un groupe né du hasard des rencontres. Celles de
Ibrahima Galissa, Marc Liebeskind et Christophe Erard en 2001, qui, dès
le départ, sentent une connexion rare et décident de tenter
leur chance. Dès juin 2002, ils se côtoient régulièrement
et c’est fin de cette année que naît leur premier CD. La formation
subira des modifications en 2005 et enregistrera son deuxième album,
Caméléon en 2006. Nouveau changement en 2007, avec l’ajout
de deux percussionnistes sénégalais, Ibou N’Dyae et Kissima
Diabaté. L’originalité de Nana-N’Kho est la rencontre de
musiciens inspirés, au passé extrêmement varié
et coloré, qui ont, ensemble, apporté du renouveau dans le
genre “world music“. Nana-N’Kho vous invite au voyage, à la découverte
de sa musique, à la transformation des identités multiples,
colorées, riches d’expériences internationales. Le jeu des
voix qui s’appellent, la réponse des cordes qui se frôlent
et s’entrelacent dans un mouvement en spirale vous envoie une invitation
à la danse.
Talents de tous les
instants
Marlene
Dorcena
(Haiti,Belgique)
.
Elle était
annoncée pareille à elle-même avec son talent, ses
réflexions, ses inquiétudes son regard et son sourire. C’était
plus que cela vendredi soir au deuxième étage du centre culturel
de Nismes. Comment est-il possible de défendre une cause avec le
créole que le public ne peut comprendre car même si cette
langue émane du français, elle reste difficilement compréhensible
? Et pourtant, le message passe. A travers sa gouaille, sa voix chaude
qui vous entortille, son sourire franc qui laisse entrevoir toute sa beauté,
Marlène Dorcena nous plonge dans un Haïti chaud tant par son
climat que par sa politique. Défendre la femme, sa condition et
son existence dans un pays abominable, géré par des dictateurs
successifs comme Papa Doc de triste réputation et déçu
par le président actuel, seules des femmes ayant suffisamment de
cran mais aussi de charisme peuvent le faire et Marlène Dorcena
est de celles-là pour ne pas dire est celle-là. A
travers rumba et samba Quand on a voyagé
dans les Caraïbes, que l’on a goûté aux joies du soleil
et d’une température presque constante, que les iliens sont de bonne
humeur dès le lever du soleil et même plus tard que l’heure
normal du couché, l’Européen a du mal à imaginer le
drame qui peut se dérouler à Haïti. A travers les rythmes
latino-américains comme le cha-cha-cha, la rumba, la samba, le tango
et même la valse à deux temps pourtant propre à l’Autriche
mais ensoleillé par la voix chaude de Marlène, le spectateur,
découvre le drame qui se cache là où le ciel n’est
jamais gris. C’est par ses chansons et ses commentaires que l’on a réellement
pu savoir l’existence d’un pays dont la caractéristique principale
est la pauvreté plus pauvre encore que la misère et qu’un
occidental ne peut même pas imaginer. C’est aussi à travers
une complainte, apparentée à un negro-spiritual, qui chante
la détresse d’un haïtien exilé quelques années
plus tôt et qui revenu au pays ne reconnaît plus rien alors
que rien existe, que le spectateur prend conscience d’une certaine réalité
mais qu’il peut difficilement saisir malgré tout puisqu’il habite
dans un pays où tout abonde ! Marlène
chante les noirs importés Si Marlène
explique que Haïti est aussi une île de noirs qui ont été
importés au temps de l’esclavagisme à outrance elle nous
laisse pourtant un goût de fraîcheur car chante-t-elle : «
À Haïti la femme est la lumière de son pays, la racine
de la terre, le sel dans la soupe ». Et, elle donne envie d’y goûter
à cette soupe qui pourtant laisse une certaine amertume à
la fin de la chanson car « Haïti c’est aussi la misère,
la peur des autres », dit-elle. « J’ai beaucoup espéré
d’Aristide- le président actuel - mais j’ai aussi été
fort déçue. Heureusement, ce qui nous sauvera, c’est l’amour
». Et de chanter alors l’amour à travers son créole
qui même incompris laisse passer bien des messages tant la voix de
Marlène traduit, par différents trémolos et variations
de voix, le drame quotidien engendré par la misère mais aussi
l’espoir qui domine.
Le dialogue
entre le public s’installe dès l’instant où elle ouvre la
bouche devant son micro et laisse éclater son sourire divin. Elle
peut tout dire puisque sa musique enjôle et elle le dit que chez
elle, « c’est d’abord la convivialité et la bonne humeur pour
terminer par l’amour qui est le sentiment le plus sacré ».
C’est avec beaucoup d’humour qu’elle glisse enfin entre deux chansons que
son CD, le premier est à vendre à un prix démocratique
mais dont elle tait le montant par pudeur j’imagine, mais que chacun s’empresse
d’acquérir avant de lui demander un autographe. Une grande dame
que Marlène Dorcena et doté d’un sourire dont on ne détache
les yeux que pour plonger dans son regard qu’elle a aussi expressif que
sa voix est suave et modulée qu’elle fait d’ailleurs moduler à
merveille pour un exercice à capela dont elle gratifie le spectateur,
plus heureux encore. Il faut savoir -
Que pour accompagner Marlène Dorcena, il y a quatre musiciens dont
deux guitares acoustiques d’accompagnement et une guitare basse mais et
surtout un percussionniste espagnol dont la qualité n’est pas sa
nationalité mais son éclectisme. Il est en effet, rare de
voir un violoniste passer de la flûte (gaita) à une calebasse
(udu) puis à un tambourin (pandejo) ou à d’autres instruments
dont les noms en français sont inconnus comme un « caxixi
», « cajon », « tabla », mâchoire d’âne
percutée par une corne de cerf et quelques grelots divers formés
par des noix de cajou évidés ou des coquillages et qui pour
les chants créoles sont du plus bel effet. - Que grâce à
ces instruments, des sons méconnus ou peu entendus vous font vibrer
pendant plus d’une heure et demie. - Que si c’est Toto Bissainte qu’elle
découvre vers les vingt ans, ce n’est pas par ses parents qu’elle
aimera les chants haïtiens car eux sont surtout amateurs de chants
africains et nord américains. - Que son CD intitulé «
Mèsy » - qui veut dire merci - comporte 70% de chants traditionnels
mais aussi 30% de compositions personnelles. - Qu’elle utilise ce que d’autres
chanteurs ou compositeurs haïtiens ont rarement pris en considération
: le folklore local et l’histoire de Haïti. - Que pour vivre à
Haïti en tant qu’autochtone né pauvre et l’être encore,
le secret de survie est l’espoir. Celui de sortir d’une misère noire
sans jeu de mots et d’une vie tellement chère que même les
gens aisés ont du mal à assumer. - Que Marlène
Dorcena est presque Belge puisque de ses trente années d’existence,
elle en a passé neuf en Belgique et que sa licence en communication
elle l’a réussie au CERIA à Anderlecht. - Qu’elle parle aussi
le flamand puisqu’elle a commencé comme actrice à Malines
dans une troupe théâtrale de la ville. Maurice |
Cette semaine |
Chérifa
(Maroc)
D’abord retenue
et secrète, une voix déchire soudainement l’atmosphère
et, très vite, dans la frénésie des tambours sur cadre
bendir, elle se fait l’écho de cette géographie montagneuse,
de ces terres volcaniques caractéristiques du Moyen-Atlas marocain.
La voix chaude de Chérifa, tour à tour rugueuse et aérienne,
déclame la parole des poètes berbères. Une voix magnifique
qui l’a menée sur la voie des cheikhat. Ces chanteuses et danseuses
professionnelles, parfois choristes de grands maîtres, s’affirment
comme des solistes à part entière quand elles ont le talent
naturel d’une Chérifa, prolongeant cette ancienne tradition poétique
qu’elles ont adaptée au fil du temps. C'est dans la région
de Khénifra que, dès son plus jeune âge, Chérifa
forme sa voix, le plus souvent en plein air tandis qu’elle garde son troupeau.
À seize ans, elle commence à se produire dans les mariages
et les fêtes traditionnelles ; elle se fait rapidement remarquer
par le maître Mohamed Rouicha, célèbre chanteur du
Moyen-Atlas, qui l’engage comme choriste. Sa voix s’impose bientôt
d’elle-même avec une force et une maîtrise étonnantes.
Elle est aujourd’hui accompagnée par Aziz Aârim, dont le luth
lotar évoque autant les couleurs orientales que les teintes africaines
de la musique berbère, et par les percussionnistes Raho El Moussaoui
et Salah Maâroufi, dont les bendirs sont une invite permanente à
la danse.
Salem
Tradition

Depuis
la fin des années 70, le maloya, musique caractéristique
de l’île de la Réunion, connaît un succès grandissant.
Et Christine Salem, l’une des rares femmes à chanter ce style musical
hérité des esclaves cafres, en est aujourd’hui l’ambassadrice.
Entourée de deux choristes et deux percussionnistes, sa voix mate
et ferme aborde un répertoire mélangeant les langues créole,
swahili et malgache. Très souvent proche de la transe, cette artiste
offre à son public une incursion dans les rituels et la diversité
de l’Océan indien.
Johnyy
Clegg
(Afrique
du Sud)

MCM/Originaire du Lancashire, en
Angleterre, c'est dans les années 80, que débute la carrière
de Johnyy Clegg. C'est entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud, où
il passe la majeure partie de son enfance, qu'il puise ses influences.
Début 70, il rencontre et commence à jouer avec l'autochtone
Sipho Mchunu. Le duo noir et blanc bouscule tous les schémas de
la musique sud-africaine, jusque là dominée par des airs
anglo-saxons. Ils donnent naissance au rock zoulou, qui mêle
chants africains et guitare électrique. En 1976, le duo officialise
son union et crée le groupe Juluka. Cinq disques d'or s'ensuivent
! En 85, alors que le titre Scaterlings Of Africa devient un hit mondial,
Sipho, ne trouvant plus son compte dans le show-business occidental, décide
de quitter le groupe. Johnny, quant à lui, entame une carrière
solo, et se fait remarquer au Printemps de Bourges, avec Asibonanga, en
hommage à Nelson Mandela. En 89, paraît le single One Man,
One Vote, extrait de son premier album Cruel, Crazy, Beautiful World, qui
sort la même année. Jusqu'en 94, Johnny Clegg enregistre quatre
albums, puis s'efface petit à petit de la scène rock, confronté
à certains mouvements nationalistes, contre lesquels il se bat.
Il réapparait en 2004 avec un nouvel album baptisé New World
Survivor. Un nouveau Johnny Clegg est-il né ?
|
ROSY
BAZILE "VODOU-ADJAE"
Haïti
Swing
Rosy BAZILE
Auteur,
compositeur, interprète
"...La
musique de Rosy est un concentré de ses diverses influences, sur
fond de tradition haïtienne - une voix chaude et sensuelle - " Haïti
Observateur". Née en Haïti, Rosy BAZILE vous emmène
sur sa terre natale le temps d'un concert. Comédienne pendant dix
ans, allant de la comédie dell'Arte, à l'actor Studio, elle
s'est tournée définitivement vers la musique en 1986, suite
à sa rencontre avec Frantz Courtois, jazzman et instrumentaliste
haïtien. Rosy s'est lancée d'abord dans le gospel et le negro-spiritual,
puis s'est attaquée aux standards de jazz. Aujourd'hui, auteur compositeur
et interprète, sa musique est un concentré de ces diverses
influences sur fond de tradition haïtienne. Ses chansons parlent de
la vie, de son pays, ainsi que des problèmes politiques. Sur les
traces de Sarah Vaughan, fascinée par le Bebop de Monk et les accents
cool de Chet Baker, Rosy Bazile, c'est aussi toute la musique de son île
Haïti. Son courant musical très blues, est le "swing and soft".
Elle s'est spécialisée dans une forme de jazz appelée
le «"Vodou-adjae" : jazz enrichi de la vivacité du vodou,
cette religion culture, matrice de l'art haïtien. Porte parole de
sa culture créole, elle propose un son métissé. On
y retrouve un zest de jazz, de bossa, la dominante restant la personnalité
Caraïbéenne des mélodie. En concert elle présente
une grande palette de son talent, virant d'un blues moderne à des
rythmes traditionnels ; sachant marier avec bonheur la poésie haïtienne
au jazz. A n'en pas douter, la voix chaude et sensuelle de Rosy Bazile
et le rythme chaloupé de ses chansons langoureuses sauront susciter
des envies d'évasion. Rosy Bazile est membre fondatrice de la Compagnie
CEDEC (Centre d'essai dramatique et d'expression corporelle) à Port
au Prince. Depuis dix ans, elle se produit en concert et participe à
des festivals en France (Petit Opportun, Aktéon Théâtre,
Maison de l'Amérique latine, Maison des Cultures du monde...), en
Haïti, Belgique, Allemagne et en Angleterre. Elle chante sur la bande
originale du film de Raoul Peck L'homme sur les quais (sélection
officielle Cannes 1993). Rosy Bazile s'apprête à entreprendre
une nouvelle série de concerts à Paris, Miami, Bruxelles,
Anvers et Düsseldorf. Elle se consacre à la promotion de son
premier compact disc Papa Loco. " ...feutré, élégant,
à l'image de l'artiste qui vous susurrait des mots d'amour avant
de vous inviter à partager un conte avec elle ..." France Antilles
" ...elle jazze de vieilles chansons françaises, et vaudouise les
grands standards de jazz." H. Gouthier, RFI " ...un spectacle sain et revigorant
en ces temps de galère..." Haïti Observateur
RAPHAELLE
EVA
GUADELOUPE
De sa petite enfance passée
dans la campagne guadeloupéenne, Raphaëlle Eva a gardé
une nostalgie qui transparaît dans sa création. Un père
martiniquais, une mère franco-suisse, et une grand mère tchèque
lui ont donné très tôt le goût de l’évasion.
A 26 ans aujourd’hui, elle exprime son métissage à travers
sa musique, mêlant textes français et rythmes tropicaux, chanson
et world...Elle s’inscrit ainsi dans la même démarche artistique
que Laurent Voulzy, Bernard Lavilliers, Kali ou Henri Salvador.
L’omniprésence des percussions révèle l’attachement
de cet auteur compositeur à la nature et aux sonorités acoustiques.
Reggae, Ragga, Biguine, Bossa sont prétextes à l’exploitation
des passions humaines et des paysages lointains qui inspirent ses paroles.
Son engagement est plus affectif que politique, mais elle tient à
défendre le droit à la différence. Raphaëlle
sera accompagnée sur scène par Thierry Jean Pierre ( basse
), Kendy Monnerville ( batterie ), Leeroy ( guitare ).
Natacha
Atlas
(Maroc-Grande
Bretagne)
Adolescente,
Natacha part vivre en Angleterre et dès lors, s'investit dans bon
nombre de projets musicaux. Partageant son temps entre le Royaume-Uni et
Bruxelles, elle chante dans plusieurs clubs arabes et turcs et rejoint
pendant quelques temps un groupe belge de salsa, du nom de Mandanga. Alors
qu'elle fait des aller-retours réguliers entre Northampton et Bruxelles,
elle commence à attirer l'attention du combo de house "balérique"
¡Loca!, ainsi que de Jah Wobble qui est en train de mettre sur pied
son projet Invaders Of The Heart. En 1991, les deux collaborations aboutissent
à quelque chose. Le titre Timbal de ¡Loca! va d'abord figurer
sur la compilation de Nation Records, Fuse Two, puis devient un énorme
hit des clubs, alors que l'album Rising Above Bedlam de Jah Wobble, sur
lequel Natacha a co-écrit cinq titres, reçoit un formidable
accueil auprès de la critique et sera nominé aux Mercury
Awards. Le succès de Timbal permet à Natacha de développer
des relations étroites avec le label innovateur Nation, qui la présente
à Trans- Global -Underground. Le groupe jouit à ce moment-là
d'un premier succès dans le Top 40 britannique, grâce au titre
fédérateur Templehead. Devenue à la fois l'un des
membres-clé, la chanteuse principale et la danseuse du ventre de
Trans-Global-Underground, Natacha se produit avec eux dans le monde entier
et entre autres dans les festivals de Glastonbury, WOMAD, Reading, Phoenix
ainsi qu'au Brixton Academy et d'autres festivals internationaux. Parallèlement,
elle collabore avec de nombreux musiciens extérieurs, dont Apache
Indian et Peter Gabriel, et trouve même le temps de participer à
certaines bandes originales de films dont celle de Stargate, avec David
Arnold. Gaëlle@Labels/Virgin.
L'Enfant
Noir
Humour
et contes africains

Place au
charme du conteur! Venu du Tchad, Abakar Adam Abaye, dit l'Enfant Noir,
raconte des histoires depuis l'âge de 12 ans. Celles transmises par
ses ancêtres, mais aussi les siennes puisque, dit-il, chaque génération
doit laisser sa trace. Cet orfèvre mêle au récit ses
talents de chanteur, de musicien et de metteur en scène, pour faire
naître au fil de sa voix la magie d'un univers. Depuis ses premiers
pas à N'Djamena, au Tchad, où il monte une troupe de théâtre,
jusqu'à Ouagadougou, où il organise un atelier de contes,
l'Enfant Noir a fait son chemin. Il est aujourd'hui programmé dans
la plupart des grands festivals, en Afrique comme en Europe. Sur scène,
il vous raconte par exemple son arrivée à l'aéroport
Charles-de-Gaulle à Paris, lorsqu'il découvre les ascenseurs
... Tout un poème! Dans la complicité d'une parole partagée,
ce véritable créateur de mondes bâtit un pont entre
son imaginaire et celui du public: un moment de pure magie!
Nacer
Khemir

Nacer Khemir
est né en 1948 à Korba, en Tunisie. Enfant, chaque soir soir,
sa grand-mère, qui côtoie l'invisible au quotidien, l'initie
aux Mille et une nuits. Puis, placé en internat, il s'échappe
l'été dans son pays d'origine, son pays de liberté,
où il retrouve "la terre, le silence et le ciel". Là, il
apprend le nomadisme sans frontières qu'il pratique ensuite tout
au long de sa vie. En 1975, il publie son premier livre, L'ogresse, conte
calligraphique. Pour Nacer Khemir, les livres sont aussi des espaces graphiques.
Il publie les années suivantes J'avale le bébé du
voisin et Le juge, la mouche et la grand-mère (dans Les mille et
une facéties de Nacer Khemir), Le conte des conteurs (dans Les contes
nomades), L'alphabet des sables, Le soleil emmuré, Shérazade,
Paroles d'Islam (plaidoyer contre l'intégrisme)... Dessinateur,
sculpteur, il est aussi calligraphe. Il illustre, outre L'ogresse, L'alphabet
des sables et Les 60 noms de l'amour. Il expose ses travaux notamment au
centre Georges Pompidou en 1980, en collaboration avec Esma Khemir. Cinéaste,
Khemir réalise huit films dont : Les baliseurs du désert
(86, Prix de la première oeuvre au festival de Carthage, Palme d'or
à la Mostra de Valence) entre tradition et déracinement 95'
Magic
Malik
Né
en 1969 en Côte d'Ivoire de parents franco-guinéen, Malik
Mezzadri passe son enfance sous le soleil de Guadeloupe. A six ans, sur
les conseils de sa mère, il débute la musique en prenant
des cours de flûte à bec dans une école de Pointe à
Pitre, avant de passer à la flûte traversière. "Tantôt
envoutante tantôt légère comme l'air, ici tintinnabulante
là plutôt langoureuse, d'abord seule puis accompagnée
excellemment, allant même jusqu'à devenir mélodiquement
grinçante pour atteindre l'extase finale, la flûte de Magic
Malik explore les possibilités de l'instrument et sait s'effacer
pour laisser beaucoup d'espace aux autres membres du groupe - saxo, guitare,
percus, bass, etc. Le tout crée une harmonie et une énergie
impressionnantes". (Denis Pommeray) .
Boubacar
Traoré

Boubacar, l’humble bluesman du Mali
, chante une complainte portée par les arpèges de sa guitare
accoustique. Dans le paysage musical malien, Boubacar Traoré fait
figure d’exception. Son surnom "Kar Kar" (celui qui excelle dans les "
dribbles ") lui vient de l’époque où il était une
gloire du football. Le jeu de guitare suave , le vague à l’âme
et la poésie dans le coeur , Kar Kar égrène des chansons
épurées, inspirées de la tradition Kassonkés.
Pour "Maciré" son deuxième album pour Label Bleu, il s’est
entouré de Habib Koité , son ami et fils spirituel , des
musiciens du Bamada et de Kélétigui Diabaté le virtuose
du Balafon et du Violon Mandingue. L’essence du blues est bien là,
l’Afrique reprend son héritage pour mieux l’investir. Du blues avec
Boubacar Traore (voix), Sidiki Camara (percussion).
Souad
Massi

Chanteuse, elle offre un concert
fait de flamenco et du rock. Elle est née à Alger le
23 août 1972, d'une famille d'artistes. Un frère aîné
compositeur, un frère cadet adepte du New-Jack et une petite soeur
danseuse. Très tôt, elle a su qu'elle deviendrait chanteuse.
Jolie petite fille dotée d'un beau brin de voix, elle a suivi sagement
des études de musique classique arabo-andalouse, de solfège
et de musique classique universelle. C'est incontestablement une artiste
phare de la nouvelle génération d'artistes algériens.
Belle, généreuse, sensible et émouvante, elle déborde
de talent et d'humanité. De sa voix douce et pure, elle fait chanter
la langue arabe sur des morceaux proches du folk-rock (en l'écoutant,
certains évoquent Joan Baez ou Tracy Chapman). Son militantisme,
sa popularité et son courage l'ont mise sous les feux des projecteurs.
Tiharea
Marie Chantal Gellé, voix,
langoro;Yolande
Mamadro, voix, katsa et Sofiavi
Ernestine Mamadro : voix.
Trois chanteuses de Tiharea qui
ont pour passion la musique de leur ethnie, des Antandroy, dont elles proviennent,
un peuple originaire de l’extrémité sud de Madagascar. Elles
sillonent le monde pour porter les couleurs musicales d’une culture riche
de sa diversité ethnique. Sur l’accompagnement des percussions,
elles dansent et chantent de splendides polyphonies dont émergent
d’étonnants accents gutturaux, des halètements et des raclements
de gorge d’une rare efficacité. Par leur chant, elles décrivent
volontiers la situation des femmes dans la société malgache,
puisant aux sources de la tradition dans ce qu’elle a de plus magique :
le culte des ancêtres. Leur féminité s’affirme de façon
ironique lorsqu’elles s’attristent sur la disparition des " vrais hommes
", plus douloureusement quand elles content les rivalités entre
les épouses d’un polygame. Pour Tiharea, le chant est utilisé
comme un remède universel souverain, contre les maux de l’âme,
la jalousie ou la lâcheté. Ces trois artistes nous offriront
ainsi une musique faite de surprises et d’émotions fortes, à
recommander en toute circonstance.
Koffi
Olomide
Le 13 août 2010, Kofi Olomide
fête ses 54 ans. Aujourd'hui, cet artiste né à Kisangani
en R.D. Congo confirme sa stature d'une star de la musique africaine, dont
le style musical se base sur du Soukouss Tcha tcho. "L'artiste congolais
est une star. Un des grands de la musique africaine et l'un de ses meilleurs
apôtres. (...) il a véritablement ouvert les yeux des médias
français sur la force d'une musique encore exclusivement cantonnée
aux radios spécialisées. Koffi ? Un auteur compositeur et
interprète, accessoirement guitariste, mais qui se distingue surtout
par le timbre de son inimitable voix. Une voix sensuelle, à
la fois douce et chaude, forte et sensible." David Cadasse.
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Mimi
Barthélemy
"C'est
en infatigable nomade de la parole que Mimi Barthélémy
sillonne le monde, de l'Amérique du Sud à l'Afrique, de l'Europe
aux îles Caraïbes afin d'y dérouler ce fil d'Ariane qui
la relie à la mémoire de sa terre d'Haïti et à
celle de son peuple." commentait un critique avisé. La Suisse
a eu souvent l'occasion d'accueillir cette comédienne exceptionnelle.
Après une maitrîse en Lettres espagnoles et un doctorat de
troisième cycle d'Etudes Théâtrales et Cinémato-
graphiques - Paris VIII - sur les indiens caraïbes (garifunas du Honduras),
elle se consacre en France, au théâtre en tant que dramaturge,
auteur et comédienne. Depuis 1982, elle écrit etconte des
histoires principalement tirées de la tradition orale d'Haïti
et des Caraïbes. En 1987-1988, elle crée "Le Petit Contoire"
où elle présente au public parisien les conteurs les
plus prestigieux. Mimi BARTHELEMY a obtenu le Becker d'Or au 3ème
festival de la francophonie d'acteurs d'Evry en 1989 et le prix Arletty
de l'université de la langue française en 1992.
Angélique
Kidjo
(Bénin)

Originaire
du Bénin, Angélique Kidjo rend hommage à la négritude.
Ayant entrepris une exploration des cultures musicales des deux rives de
l’Atlantique, la chanteuse promène sa voix et son énergie
dans les musiques yoruba et fon de son pays d’origine ainsi que dans les
rituels vaudous de Cuba, Haïti et Salvador-de-Bahia. Après
avoir collaboré avec des musiciens tels que Carlinhos Brown et Brandford
Marsalis, Angélique Kidjo brille sur scène. Une musique dansante,
efficace, rythmée et balancée à souhait.
Ba Cissoko
(Guinée)
«Moderniser
la tradition mandingue, pour mieux la diffuser, la transgresser, pour vraiment
l’honorer» telle est la devise du Guinéen Ba Cissoko. A 35
ans, ce compositeur, arrangeur et joueur de kora, récolte enfin
le succès qu’il mérite. Initié au voyage des griots
par son oncle M’Bady Kouyaté, célèbre joueur de kora
qui a fait danser toute la Guinée avec l’Ensemble Instrumental National
de son pays, il est aujourd’hui le digne représentant de la nouvelle
musique mandingue. Un griot des temps modernes. |
| en librairie |
|
A
voir absolument
Ladysmith
Black Mambazo
(Afrique
du Sud)
De la musique
vocale Zulu. A l'instar du blues crée par les esclaves noirs travaillant
dans les plantations de coton du Mississipi, toute une tradition de danses
et de chants est née près des mines de diamants d'Afrique
du Sud. Au 19ème siècle, après une semaine de dur
labeur et à la veille de leur seul jour de repos, les esclaves zoulous
se réunissaient le samedi soir dans leurs baraquements et organisaient
des compétitions de chants et de danses. Ces pratiques s'étendirent
rapidement à toute la communauté noire du pays. Le style
Isicathamiya en est directement issu.
Joseph
Shabalala découvre les chants et les danses Isicathamiya à
la fin des années 50 en rejoignant la chorale Devan Choir dans sa
ville natale Ladysmith. Au début des années soixante il part
pour Durban où il monte son premier groupe, mais il n'arrive pas
à recréer les subtiles harmonies qu'il a en tête. Joseph
retourne à Ladysmith en 1964. Avec ses frères Headman et
Jockey Shabalala (Ben les rejoint plus tard) et ses cousins Albert et Abednigo
Mazibuko, Joseph arrive plus facilement à faire passer ses idées
originales. A force de bonne compréhension et de répétitions
acharnées le groupe fini par produire une musique qui se rapproche
beaucoup des rêves de Joseph Shabalala. Le résultat est payant
et l'ensemble familial remporte de nombreuses compétitions. Ils
se choisissent un nom qui symbolise leur combativité : Ladysmith
Black Mambazo, que l'on peut traduire par "la hache noire de Ladysmith".
Rapidement, leur réputation fait le tour du pays et on leur accorde
sans peine le statut de meilleur groupe d'Isicathamiya. En 1970, un enregistrement
pour l'émission Radio Zulu leur vaut un contrat discographique avec
la compagnie Gallo. Leur premier album "Amabutho" est un énorme
succès et devient le premier disque africain à obtenir un
disque d'or. Durant les 15 années suivantes, Ladysmith Black Mambazo
enregistre 25 albums dont plusieurs deviennent disques d'or que. Les chansons
sont écrites dans plusieurs dialectes africains ou en anglais, mais
leur popularité ne dépasse pas les frontières du pays.
En 1986, passant outre le boycott systématique des artistes occidentaux
à travailler au pays de l'apartheid, Paul Simon débarque
en Afrique du Sud. Une cassette de Lady Smith Black Mambazo en poche, il
veut absolument les rencontrer et collaborer avec eux. Evidement les africains
sont ravis et ne se sentent nullement exploités par un artiste colonisateur.
Lorsque le disque "Graceland" sort le travail, du groupe est clairement
mis en avant par le chanteur américain. L'énorme succès
de ce disque, 10 millions de copies sont vendues à travers la planète,
leur permet de contracter un engagement pour trois albums avec Warner Brothers
et le monde entier découvre enfin la culture des noirs d'Afrique
du Sud. Leur premier album produit par Paul Simon "Shaka Zulu" obtient
le grammy awards du meilleur album de musique traditionnelle de l'année
1987. Dès lors pour les américains ils incarneront l'authenticité
africaine, les collaborations prestigieuses se suivent et ne se ressemblent
pas, Dolly Parton, Stevie Wonder ou George Clinton se les arrachent. Ils
participent aux B.O de films de Marlon Brando ou d'Eddie Murphy et et leurs
musiques sont utilisées dans de nombreuses publicités. Ils
apparaissent dans les vidéos de Michael Jackson Moonwalker", "Do
It A Cappella"de Spike Lee's et ,en compagnie de Paul Simon, dans un épisode
de la populaire série " Sesame Street ". Leurs concerts internationaux
se multiplient et ils seront nominés à 5 autres reprises
aux Grammy Awards. Au début des années 90 en Afrique du Sud
et malgré la libération de Nelson Mandela et le début
de reconnaissance des droits essentiels des noirs, le racisme y est toujours
très présent. Nulle autre explication au meurtre d'Headman
par un agent de sécurité blanc lors d'un contrôle automobile.
Mais l'incident ne fait que renforcer Joseph dans son désir de chanter.
Entre 1992 et 1996. Lady Smith Black Mambazo rejoint la distribution de
plusieurs pièces musicales à succès traitant de l'apartheid
ou de la condition des noirs. En 1996 ils sont invités par Nelson
Mandela à se produire à Londres devant la famille royale,
la même année ils donnent deux représentations à
l'occasion des Jeux Olympiques d'Atlanta. Le temps passant, leur succès
ne se dément plus, mais si une grand partie des membres originaux
ont pris leur retraite, les propres fils de Joseph Shabalala les remplacent.
Aujourd'hui Joseph Shabala ressent le désir de transmettre son art
et les valeurs qui l'accompagnent. Déjà professeur associé
d'ethnomusicologie à l'université de Natal, il a lancé
une souscription dans le but de créer l'Académie Mambazo
de culture et de musique africaine, un espace où les jeunes africains
du sud pourront s'imprégner de l'essence indigène de leur
culture. Mais Joseph Shabala et Lady Smith Black Mambazo continuent de
se produire à travers le monde et de clore, rituellement, chacun
de leurs concerts par cette simple phrase qui résume pleinement
leur message. "Go with Peace, Love and Harmony … Love one another!".
Benjamin MiNiMuMMia
Couto
(Mozambique)
Né
en 1955 au Mozambique, biologiste de formation, journaliste, fils de portugais
blancs, il grandit dans les environs de la ville de Beira jusqu'en 1971.
Il a fait des études universitaires à Lourenço Marques
(aujourd'hui Maputo). Tout d'abord il a écrit des poèmes,
depuis l'âge de 14-15 ans. Raizes do Orvalho, son premier recueil
est publié en 1983. Il écrit des nouvelles dont le recueil
Vozes
anoitecidas (Les voix qui se fondent dans la nuit, paru en 1987), et
qui reçoit en 1990 le Prix National de Littérature.
Terra
sonambula : son premier roman, est une chronique de guerre, dramatique,
à mi-chemin entre conte et roman initiatique. Ce livre évoque
l'errance de tout un peuple - les mozambicains - ravagé par 25 ans
de guerre civile. Ses chroniques soulignent, non sans humour, les contradictions
de la société mozambicaine. En outre, l'univers intérieur
de ses oeuvres puise aux racines de l'imaginaire et de la tradition orale
mozambicaine. Il se fait ainsi le passeur d'une culture multiforme où
s'enchevêtrent l'homme, les dieux, et la nature. L'écrit prend
tour à tour la forme du roman, de nouvelles, de chroniques et de
poèmes déclinés par une langue subtile, innovatrice
et drôle qui se fait l'écho de la mémoire contre l'oubli
et l'acculturation.
|
Le
meilleur
markunda
Markunda Aurès
est née en Algérie, dans la région où la tradition
orale est restée la plus forte : les Aurès. Chaouie (Berbère
des Aurès), elle a vécu toute son enfance et son adolescence
au son des chants qui, depuis des millénaires, rythmen la vie quotidienne
de sa tribu, les Markunda.Fidèle à la tradition musicale
de ses ancêtres, Markunda Aurès a composé des chants
dont les paroles et les mélodies révèlent toute la
pureté de la musique des Aurès restée longtemps secrète
et préservée de toute influence. A cappella ou accompagnée
de ses musiciens, Markunda Aurès célèbre, en chaoui,
l'amour, les aïeux, l'exil et les fêtes de ces montagnards connus
pour leur caractère bien trempé. |
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DuOud
(Tunisie, Algérie, France)

Smadj et Mehdi Haddab, enfants
de l’effervescence musicale parisienne des années 90, ont choisi
le oud comme on choisit sa pâtisserie préférée
: par gourmandise assumée, sans crainte et sans complexes. Longtemps,
le producteur orientalo-électronique et le membre-magicien d’Ekova
ont assouvi leur soif de jouer dans leurs bars préférés
ou dans l’intimité d’une fête entre amis. C’est avec la même
simplicité qu’ils se sont décidés à enregistrer
le fruit de leurs dérives nocturnes. Respectueusement insolents
avec la tradition de l’instrument, alternant "classiques" arabes
et compositions personnelles,
chaleur de l’acoustique et saturation électronique, les deux compères
ont même convié quelques collègues à partager
leur joie (notamment les artificiers de BumCello).

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