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Vient de paraître
Le relatif effacement des cinémas d'Afrique sur la scène internationale durant les années 2000 ne saurait masquer les profondes ruptures à l'oeuvre : nouveau rapport au réel, nouvelles stratégies esthétiques, émergence d'un cinéma populaire postcolonial. Olivier Barlet dégage ici les questions critiques que posent ces évolutions. Il livre ainsi une vision personnelle des récents développements de cinématographies encore méconnues qui luttent pourtant pour prendre leur place dans le cinéma mondial. L'Harmattan. ISBN : 978-2-296-55760-4 • mai 2012 • 441 pages
drame de l'Afrique
Guinée équatoriale: la vie de nabab d'Obiang Junior
Le fils aîné du président de Guinée équatoriale a accumulé propriétés somptueuses, voitures de luxe, et objets d'art. Lire la suite en pages Diasposirons
"Terraferma" : l'impossibilité d'une île
Si l'on veut une preuve de l'impuissance du cinéma, on prendra l'exemple du sort des immigrants qui, s'ils ne meurent pas en mer, sont détenus, pourchassés, en tentant d'arriver jusqu'en Europe. Recension en pages Couleurs tropicales
20 ans après l'apartheid
Le Sud-Africain Deon Meyer, maître du polar post-apartheid, publie un roman passionnant sur les fractures de son pays. Entretien.
Dans «A la trace», comme dans tous vos romans, vos personnages appartiennent à des communautés différentes (noire, blanche, métisse) et évoluent dans l'Afrique du Sud post-apartheid. Le roman policier est-il pour vous le miroir d'une société toujours divisée ? Lire la suite en pages littérature
Dorothy, Marie Alice, Claudia, Aline, Delphine et Nathalie en "one-woman-show" ... Et ça décoiffe!
Elles sont comédiennes, dans la branche humoristique. Retrouvez en portraits, sur ce lien, quelques personnalités familières.
du 2 au 6 juillet 2012 à Québec
À l’heure de la mondialisation et de la standardisation commerciale, vivre et s’épanouir en français relèvent-ils de l’utopie ? Comment préserver la richesse de l’écriture quand les échanges se limitent de plus en plus à 140 caractères ? Peut-on vraiment espérer « vivre de son art » en français ? Le Forum mondial de la langue française proposera aux participants de tous les continents des échanges portant sur la place et l’avenir du français. Cet événement permettra aux participants de partager leur amour de la langue française et leurs meilleures idées. Aux grandes discussions s’ajouteront de nombreuses festivités et activités culturelles.
A la Une
Monde :
«L'Afrique connaît une profonde mutation»
Stephen Ellis : « Il flotte dans l’air un parfum nouveaux, mais… »
Le continent a désormais les moyens de décoller. Mais le comportement prédateur des dirigeants, l’ampleur de la corruption à tous les niveaux de la société et la faiblesse de l’Etat de droit pourraient faire de ce moment historique une occasion manquée. Sauf pour les Chinois. Sauf si… Entretien avec Stephen Ellis, historien britannique spécialiste de l’Afrique, à lire dans le «BoOks» du mois de mai.
BoOks Partagez-vous l’optimisme qui semble régner depuis quelque temps à l’égard de l’avenir du continent, notamment dans les milieux anglo-saxons?
Stephen Ellis : Depuis sept ou huit ans en effet, les hommes d’affaires occidentaux que je rencontre se disent convaincus que l’Afrique change et la considèrent comme une région très prometteuse pour les investissements. De fait, le continent connaît une profonde mutation. Notamment en raison de l’explosion démographique spectaculaire qu’elle connaît: l’Afrique compte aujourd’hui un milliard d’habitants, contre environ 150 millions au début du XXe siècle. Lire la suite en pages Identité et altérité
Malawi: la présidente veut la vérité sur
ceux qui ont tenté de l'écarter
La nouvelle présidente du Malawi Joyce Banda a annoncé vendredi la constitution d'une commission d'enquête sur la tentative présumée de coup d'Etat et de complot pour l'écarter du pouvoir à la mort de son prédécesseur Bingu wa Mutharika, début avril.
"A la demande de l'opinion, j'ai décidé de mettre immédiatement sur pied une commission chargée d'enquêter sur les circonstances et les intentions autour de cette tentative de coup d'Etat présumée", a-t-elle indiqué, dans une allocution pour l'ouverture du débat budgétaire, retransmise à la radio publique. Elle a promis de "tenir le pays informé du résultat de l'enquête, et selon ce résultat, des mesures appropriées seront prises pour en tirer les leçons". Conformément à la Constitution malawite, la vice-présidente Joyce Banda, 62 ans, a succédé le 7 avril à M. Mutharika deux jours après sa mort.
Mais des proches de Mutharika ont cherché à l'écarter parce qu'elle était passée à l'opposition depuis fin 2010, après avoir été exclue du parti gouvernemental. Plusieurs ministres se sont notamment réunis à deux reprises pour voir comment Peter Mutharika, le frère du président et alors ministre des Affaires étrangères, pourrait succéder au défunt. Mme Banda a également annoncé une enquête sur la mort de M. Mutharika afin d'"en établir les cause et de vérifier les soins médicaux dont il a été l'objet au moment de sa mort, ainsi que le rôle joué par différentes personnes pendant et après la transition". Finalement intronisée après quelques pressions diplomatiques, Joyce Banda a depuis appelé à la réconciliation, tout en écartant du pouvoir les proches de son prédécesseur. Elle hérite d'une situation économique catastrophique.
Un débat télévisé inédit marque
la campagne présidentielle égyptienne
éducation, santé, emploi : premières préoccupations des égyptiens
La campagne présidentielle égyptienne est entrée dans le vif du sujet avec un âpre débat jeudi soir entre deux favoris, un exercice inédit dans le cadre d'un scrutin qui doit désigner le successeur de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir l'an dernier.
L'ancien chef de la Ligue arabe et ex-ministre des Affaires étrangères, Amr Moussa, et Abdel Moneim Aboul Foutouh, un islamiste modéré et ancien dirigeant des Frères musulmans se sont affrontés pendant près de quatre heures. L'émission-marathon diffusée par deux grandes chaînes privées -ONTV et Dream- a été suivie avec passion par les téléspectateurs à domicile ou massés dans les innombrables cafés du pays. "C'est une expérience totalement nouvelle pour nous. Regarder deux personnalités chercher à nous convaincre de voter pour elles, personne n'aurait pu l'imaginer il y a seulement deux ans", affirmait Saber Mohammed, qui a regardé le débat sur le téléviseur d'un café du quartier de Dokki, au Caire. Amr Moussa et Abdel Moneim Aboul Foutouh font la course en tête dans les sondages -à la fiabilité toutefois encore précaire faute de tradition dans ce domaine en Egypte- pour cette élection dont le premier tour aura lieu les 23 et 24 mai. Un second tour est prévu les 16 et 17 juin. Treize candidats au total sont en piste après plusieurs semaines chaotiques qui ont vu l'élimination de dix autres prétendants à la magistrature suprême en raison d'irrégularités diverses dans leurs dossiers de candidature.
Le débat a abordé les sujets classiques comme l'éducation, la santé, l'emploi. Mais dans un pays qui sort de décennies de dictature et où l'islamisme est une valeur en hausse, c'est sur les allégeances politico-religieuses et les liens avec l'ancien régime qu'ils se sont le plus vivement affrontés. "Vous avez travaillé pour le compte d'un groupe, les Frères musulmans, pas pour l'Egypte en tant que nation", a lancé Amr Moussa à Aboul Foutouh, qui a quitté sa formation il y a un an. M. Aboul Foutouh est populaire parmi la jeunesse urbaine active sur internet qui a contribué à faire tomber Hosni Moubarak. Mais il a aussi l'appui de formations ultra-conservatrices salafistes qui pourraient lui apporter de gros bataillons d'électeurs, mais brouillent son image de candidat modéré. M. Moussa n'a pas manqué de mettre en cause le candidat islamiste sur des écrits anciens semblant justifier la violence dans certaines circonstances. "Où est le candidat? Allez vous revenir à ce que vous avez écrit?", lui a-t-il lancé. Amr Moussa a quant à lui été attaqué sur son talon d'Achille: à 75 ans, cet ancien ministre des Affaires étrangères de Hosni Moubarak de 1991 à 2001 apparaît difficilement comme un homme neuf.
"Quand on a fait partie du problème, on peut difficilement apporter la solution", a ironisé son rival. Tous deux se sont toutefois retrouvés pour déclarer que le traité de paix conclu en 1979 avec Israël devait être révisé, mais pas annulé. M. Aboul Foutouh a toutefois qualifié l'Etat hébreu "d'ennemi", tandis que M. Moussa a évoqué ses "querelles" avec ce pays sur le sort des Palestiniens. La candidat du puissant mouvement des Frères musulmans, première force politique du pays, Mohammed Morsi, a décliné l'invation de se joindre au débat, affirmant qu'il pourrait participer à une confrontation télévisée s'il était présent pour le second tour. Egalement absent, le dernier Premier ministre de M. Moubarak, Ahmad Chafiq, compte sur le vote des nostalgiques de l'ancien régime et des mécontents de la dégradation du climat économique et sécuritaire. L'armée égyptienne, aux commandes du pays depuis le départ de M. Moubarak, a promis de céder la place à un pouvoir civil dès que le nouveau président aura été élu, clôturant une période de transition mouvementée. Les Egyptiens de l'étranger ont par ailleurs commencé de voter vendredi pour ce scrutin dans les ambassades et consulats d'Egypte. Ils ont jusqu'au 17 mai pour déposer leur bulletin.
La crise économique favorise le racisme,
s'alarme le Conseil de l'Europe
Des Roms évacués d'un campement de Saint-Denis dans une rue de Paris, le 2 septembre 2011
La crise économique favorise l'augmentation du racisme et de la xénophobie, estime dans un rapport l'organe de lutte contre le racisme du Conseil de l'Europe, qui appelle les Etats européens à "agir" contre la banalisation du discours anti-immigrés.
"La réduction des prestations sociales, la diminution des offres d'emploi et l'augmentation conséquente de l'intolérance à l'égard des groupes d'immigrés et des minorités historiques" sont les "tendances inquiétantes" constatées par la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri) dans son rapport annuel 2011. Elle invite les gouvernements "à renforcer la capacité des instances nationales de défense des droits de l'homme, au lieu d'utiliser la crise économique comme motif de réduction de leurs ressources". Elle appelle également les responsables politiques à "résister à la tentation de céder aux préjugés et aux peurs déplacées". En raison de la crise économique, les immigrés, demandeurs d'asile et membres des minorités comme les Roms "sombrent dans la pauvreté, ce qui alimente des sentiments négatifs qui renforcent la fracture sociale" et ces groupes "sont considérés comme un fardeau pour la société", expliquent les auteurs du rapport, qui se base sur une vingtaine de pays visités. En parallèle, le discours xénophobe "s'est généralisé ces dix dernières années, étant de plus en plus accepté par la société", affirme l'Ecri. Elle évoque "le ton du débat politique" dans certains pays où "l'immigration rime avec l'insécurité, les migrants en situation irrégulière, les demandeurs d'asile et les réfugiés volent les emplois ou risquent de faire chavirer notre système de protection sociale tandis que les musulmans sont incapables de s'intégrer dans les sociétés occidentales". Selon le rapport, certains pays européens n'ont pas réussi à gérer l'afflux de migrants et de demandeurs d'asile après les "Révolutions arabes" de 2011, et ceux-ci ont été "trop rapidement reconduits à la frontière ou accueillis dans de mauvaises conditions".La "culture policière qui semble avoir prévalu face à cet afflux" a détérioré les relations entre les Etats de l'espace Schengen, et les discussions sur la réintroduction de contrôles aux frontières "ont encore alimenté le débat xénophobe", souligne l'Ecri.
Au fil du temps
Les écrivains cèdent au gazouillis de Twitter
Salman Rushdie, Murakami, Patricia Cornwell, Tatiana de Rosnay, Alexandre Jardin, Régis Jauffret...: lorsqu'ils ne vouent pas Twitter aux gémonies, nombre d'écrivains utilisent ce réseau social comme espace promotionnel, d'échanges, voire comme outil d'expérimentation.
A l'instar des politiques et des people, ce réseau aux 383 millions d'utilisateurs dans le monde est une formidable vitrine promotionnelle même si les auteurs se contentent parfois d'y annoncer leurs passages à la télévision ou leurs séances de dédicaces. Auteur du best-seller "IQ84" (Belfond), le Japonais Haruki Murakami est suivi par une communauté très active. Il ne répond pourtant jamais à ses lecteurs. A l'opposé, le Britannique Salman Rushdie, l'un des plus suivis avec 270.000 abonnés, dialogue presque quotidiennement avec eux. La reine américaine du roman noir, Patricia Cornwell, leur réserve la primeur des dates de sortie de ses ouvrages et leur livre ses pensées matinales. Après avoir succombé à la tendance compulsive des messages en 140 signes, certains abandonnent leur compte pendant des mois ou le ferment, à l'instar du Français Yann Moix ("Partouz") "dégoûté" par ce "dépotoir de phrases". Son compatriote Alexandre Jardin avoue avoir "disparu dans un roman" et délaissé Twitter "pendant un an". "J'ai commencé pour échanger avec des Québécois et m'exporter dans cet endroit où les gens éprouvent un si grand plaisir à exister", explique à l'AFP l'auteur du "Zèbre" et de "Fanfan". "Twitter est un flux, cela n'a rien à voir avec l'écriture qui engage l'être. Mais c'est délicieux", ajoute-t-il.
Twittérature comparée
C'est pourtant ce qui rebute beaucoup d'auteurs qui ont les gazouillis en horreur: "je n'ai jamais twitté de ma vie ! Plutôt mourir ! Il y a déjà le téléphone portable, donc largement assez de place pour l'hypocrisie", estime l'écrivain irlandais Colum McCann ("Et que le vaste monde poursuive sa course folle") dans un courriel. A l'inverse, la Française Karine Tuil, 39 ans ("Interdit") adore converser sur Twitter avec des gens dont elle admire le travail et transmettre son enthousiasme. "Je m'en sers comme outil de promotion mais pas comme forme littéraire. C'est du temps volé à l'écriture, un instantané qui distrait et incite à réagir à chaud, ce dont je me méfie. L'écriture c'est l'inverse, la réflexion a besoin de temps", ajoute-t-elle. La jeune femme suit notamment Bret Easton Ellis, le maître américain en fictions d'anticipation sociale, pionnier sur Twitter. Cet inconditionnel des tweets s'en sert comme "laboratoire littéraire". Il a notamment fait appel à ses lecteurs pour écrire la suite de son très controversé "American Psycho". "En ce moment j'aime le beurre" : désinvolte et minimaliste, le Français Régis Jauffret s'en amusait il y a encore peu, en jonglant avec les apophtegmes (précepte), comme d'autres s'exercent à l'aphorisme ou à l'adage. "Jean Cocteau aurait été à l'aise sur Twitter car il faut être concis", commente Bernard Pivot, le célèbre journaliste littéraire français, enchanté par Twitter où il réjouit ses adeptes de réflexions sur la littérature et la langue française. Certains twittos littéraires, dont beaucoup ont choisi comme avatar des monstres sacrés (Virginia Woolf, Albert Camus, Marcel Proust...), se sont pris au jeu du roman découpé en tweets, au Japon notamment, édité ensuite chez publie.net. Un Institut de twittérature comparée, basé à Québec et à Bordeaux (Gironde), a même été créé en 2010. Son manifeste rappelle que "la twittérature est à la rature ce que le gazouillis est au chant du coq".
Sandra LACUT
Perception
SORCIÈRES
Mythes et réalités
Patrick Marchand
Le Voyageur Editions. Coédition Le Voyageur Editions. HISTOIRE
Les sorcières hantent notre imaginaire. Qui n'a pas été bercé par des histoires de vieilles femmes, peintes sous d'horribles traits, préparant philtres et poisons dans un vieux chaudron et capables de voler à califourchon sur un balai ? Le conte, le dessin animé, la bande dessinée et le cinéma fantastique consacrent toujours une large place à ces servantes du diable. Pour autant, les sorcières ont réellement existé comme l'Histoire en témoigne... L'auteur nous invite à découvrir une histoire de la sorcellerie à travers les grandes affaires qui ont ébranlé le royaume de France. Bon voyage au pays du maléfice ! Ed. L'Harmattan ISBN : 978-2-36214-008-2 • décembre 2011 • 160 pages
WELCOME AKWABA BIENVENUE KARIBU
dans l'univers des Belles-Lettres africaines
L'AFRIQUE ECRITE AU FEMININ
Lire la suite. Cliquez sur l'image ci-dessous
A suivre
livre...de
Carnet de notes. Habitué aux courts séjours à Paris, Cikuru Batumike nous ouvre son journal. Il voit vivre le Paris qui éveille les sens par une symphonie d’images, de couleurs, de livres. La ville-lumière l’attire, mais c’est à la poésie qu’il cède avant tout. Sa poésie, personnelle, exprime toute sa sensibilité et présente un éclairage sur la place de la poésie africaine subsaharienne dans l’espace littéraire international contemporain. ISBN : 9782332469175 Format : Roman (134×204) Nombre de pages : 84. Editeur : Edilivre Éditions APARIS 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis. Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 – mail : actualite@edilivre.com
Amal Sewtohul
MADE IN MAURITIUS
Écrivain et diplomate, Amal Sewtohul est né en 1971 à Maurice. Après Addis-Abeba, il se trouve actuellement en poste à Antananarivo. Made in Mauritius, où la grâce rieuse du récit le dispute à l'humour éclatant, est son troisième roman. Collection Continents noirs, Gallimard roman. ISBN 9782070137244. 320 pages - 22,00 €
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Reflets du Temps
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